L'Iran intensifie ses frappes avec des centaines de missiles et de drones
Depuis le déclenchement des hostilités impliquant Israël et les États-Unis en Iran, la République islamique a riposté de manière massive. Sa stratégie vise un double objectif : cibler directement l'État hébreu d'une part, et les intérêts américains déployés dans la région du Golfe d'autre part. Selon les données compilées par le site Defense Express et arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi, les forces iraniennes ont tiré un total impressionnant de 771 missiles balistiques et de 906 drones.
Une répartition géographique claire des attaques
Les missiles balistiques ont été principalement dirigés vers Israël, tandis que la grande majorité des drones ont pris pour cible les pays du Golfe abritant des troupes et des installations américaines. La liste de ces nations ciblées comprend l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, la Jordanie, l'Irak, le Qatar, le Koweït et Oman. Il est à noter que les bases situées en Turquie, en Syrie et en Égypte ne semblent pas avoir été visées par ces offensives. Bien que la plupart de ces projectiles aient été interceptés par les défenses antiaériennes, certains ont réussi à atteindre leurs objectifs, causant des dégâts matériels.
Des représailles contre des missions diplomatiques
Les représailles iraniennes se sont également étendues au domaine diplomatique. Trois ambassades ou consulats ont officiellement été victimes d'incendies après avoir été pris pour cible. Lundi, une épaisse fumée s'est échappée de l'ambassade américaine à Koweït City. Le lendemain, un scénario similaire s'est produit à l'ambassade d'Arabie saoudite à Riyad. Le consulat américain à Dubaï a également été touché. Les autorités précisent que certains de ces incendies pourraient être le résultat de débris provenant de drones ou de missiles interceptés, plutôt que d'impacts directs.
La quasi-totalité des bases américaines dans la région ciblée
Dès le début du conflit, les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé avoir pris pour cible la Cinquième flotte de la marine américaine stationnée à Bahreïn, ainsi que d'autres bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ils ont également mentionné avoir visé des centres militaires et de sécurité situés au cœur des territoires qu'ils considèrent comme occupés. Les informations sur l'efficacité précise de ces opérations restent rares et doivent être interprétées avec une grande prudence, compte tenu du brouillard de guerre et de la difficulté à vérifier les affirmations de chaque camp.
Au moins sept bases militaires américaines touchées
Néanmoins, selon une enquête du journal Libération, qui a recoupé de nombreuses photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux, au moins sept bases américaines auraient été touchées lundi soir. Parmi les installations concernées :
- La base abritant la Cinquième flotte de la marine et le quartier général des Forces navales centrales au Bahreïn, touchée à au moins deux reprises depuis le début du conflit.
- La base d'Al-Udeid au Qatar, la plus grande installation américaine dans la région, touchée mardi après avoir déjà été visée ce week-end, notamment un système radar à longue portée.
- Les sites d'Ali al-Salem et de Buehring au Koweït, où se trouvent cinq bases américaines.
- La base d'Al Dhafra et le port de Jebel Ali au Qatar.
- En Irak, la base d'al-Harir, située dans la région d'Erbil, a été attaquée par des groupes locaux soutenant l'Iran, avec plusieurs explosions signalées sur quatre jours.
- En Jordanie, la base aérienne de Muwaffaq al-Salti, qui accueille des avions américains, aurait été touchée par au moins un missile.
Cette escalade marque une intensification significative des hostilités, avec des frappes coordonnées sur un large éventail de cibles stratégiques à travers le Moyen-Orient, soulignant la volatilité et la complexité de ce conflit en cours.



