La Maison-Blanche menace l'Iran d'une riposte dévastatrice après le rejet d'un plan de paix
Dans un contexte de tensions extrêmes, la Maison-Blanche a affirmé mercredi que le président Donald Trump continuait de discuter avec l'Iran mais « déchaînerait l'enfer » en cas d'échec des négociations. Cette déclaration intervient après que des médias d'État iraniens ont annoncé que Téhéran rejetait une « proposition américaine » visant à mettre fin à la guerre qui embrase le Moyen-Orient depuis bientôt un mois.
Un ultimatum américain et un refus catégorique de l'Iran
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré : « Si l'Iran refuse d'accepter la réalité actuelle, s'ils ne comprennent pas qu'ils ont été vaincus militairement […], le président Trump s'assurera qu'ils soient frappés de manière plus dure qu'ils ne l'ont jamais été ». Elle a toutefois assuré que les discussions diplomatiques se poursuivaient, malgré l'absence de percée significative jusqu'à présent.
De son côté, l'Iran a fermement rejeté la proposition américaine. Press TV, la branche anglophone de la télévision d'État, a affirmé que Téhéran n'avait « pas l'intention de négocier » mais de « continuer à résister ». Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a précisé à la télévision d'État que la République islamique voulait « mettre fin à la guerre selon ses propres conditions », de telle sorte que cela ne se reproduise plus jamais.
Une escalade militaire et des menaces régionales
La situation sur le terrain reste explosive. Les gardiens de la révolution, l'armée idéologique de Téhéran, ont annoncé des attaques contre le nord et le centre d'Israël, y compris la région de Tel-Aviv. Par ailleurs :
- Des bases militaires américaines en Jordanie et à Bahreïn ont été visées.
- Un réservoir de carburant a pris feu au Koweït après une attaque de drones.
- L'armée israélienne a poursuivi ses frappes à Téhéran, ciblée quotidiennement depuis quatre semaines.
Dans un nouveau signe de défiance, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les « ennemis » de la République islamique se préparaient à envahir une de ses îles dans le Golfe. Une source militaire citée par l'agence Tasnim a prévenu qu'en cas d'invasion terrestre américaine, l'Iran ouvrirait un « nouveau front » dans un détroit clé pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d'Aden.
Le Liban, théâtre d'une offensive israélienne élargie
Israël poursuit également son offensive au Liban, notamment dans le sud, bastion du Hezbollah. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a affirmé que son pays élargissait la « zone tampon » à l'intérieur du territoire libanais pour « éloigner la menace » du mouvement pro-iranien. Depuis que le Liban a été aspiré dans cette guerre le 2 mars, les frappes israéliennes y ont causé des dégâts considérables :
- Près de 1 100 personnes tuées selon les autorités libanaises.
- Plus d'un million de déplacés.
Les craintes internationales face à une guerre « hors de contrôle »
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé de la situation, qualifiant la guerre de « hors de contrôle ». Il a exprimé ses craintes d'un conflit « plus large » susceptible de provoquer une « marée de souffrance humaine » dans la région et au-delà. Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours, mais elles peinent à contenir l'escalade militaire qui menace désormais l'économie mondiale.
Alors que les frappes se poursuivent sans relâche, la communauté internationale observe avec inquiétude cette crise qui pourrait basculer à tout moment dans une confrontation totale, avec des conséquences humanitaires et géopolitiques imprévisibles pour l'ensemble du Moyen-Orient et du monde.



