Frappes israélo-américaines en Iran : Khamenei déclaré mort, escalade régionale
Iran : Khamenei déclaré mort après frappes israélo-américaines

Une offensive militaire d'ampleur déclenche une crise régionale majeure

Dans une escalade dramatique des tensions au Moyen-Orient, les États-Unis et Israël ont lancé samedi 28 février 2026 une offensive militaire conjointe contre l'Iran, visant notamment les installations nucléaires et balistiques du pays. Cette attaque sans précédent a provoqué des répercussions immédiates dans toute la région, avec des frappes de représailles iraniennes touchant plusieurs pays du Golfe.

La mort annoncée du guide suprême iranien

L'élément le plus marquant de cette journée de violence a été l'annonce par Donald Trump sur son réseau social Truth Social de la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Le président américain a affirmé que « grâce à notre étroite collaboration avec Israël, lui et les autres dirigeants qui ont été tués avec lui, n'ont rien pu faire ».

Selon la télévision israélienne, « trente bombes » ont été larguées sur le complexe résidentiel de Khamenei. Cependant, aucune confirmation officielle n'a été donnée par les autorités iraniennes, qui ont au contraire assuré que « presque tous les responsables de haut rang sont sains et saufs », incluant selon elles l'ayatollah Khamenei.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'armée israélienne a également annoncé que sept hauts responsables iraniens avaient été « éliminés » lors des frappes, parmi lesquels le chef des gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême.

Des réactions contrastées en Iran et à l'international

À Téhéran, l'annonce de la mort présumée de Khamenei a suscité des manifestations de joie dans certains quartiers, où des habitants ont applaudi depuis leurs fenêtres et mis de la musique. Le fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, a déclaré sur X que « la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l'Histoire ».

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a appelé les Iraniens à profiter de l'attaque pour se soulever et « renverser le régime », tandis que Donald Trump a écrit que « c'est la plus grande chance pour le peuple iranien de reprendre son pays ».

Un bilan humain lourd et des destructions étendues

Selon le premier bilan du Croissant-Rouge iranien, plus de 200 personnes sont mortes en Iran dans les frappes du jour, qui ont touché les deux tiers des provinces du pays. Le pouvoir judiciaire iranien a fait notamment état d'au moins 108 morts dans une école de filles à Minab, dans le sud du pays, ainsi que des dizaines de blessés.

D'après l'agence de presse Fars, des explosions ont touché notamment Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj à l'ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest) et Chiraz (sud). Le gouverneur de la province du Hormozgan, où se trouve Minab, a déclaré une journée de deuil pour dimanche 1er mars.

La riposte iranienne frappe plusieurs pays du Golfe

En représailles, l'Iran a lancé des salves de missiles vers Israël et les bases américaines au Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l'Iran, majoritairement détruits ou interceptés selon leurs affirmations.

La chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel d'Abou Dhabi « a entraîné la mort d'un civil de nationalité asiatique », a rapporté le ministère de la défense émirati. À l'aéroport international Zayed d'Abou Dhabi, un « incident » a causé la mort d'un ressortissant asiatique et fait sept blessés.

À Dubaï, des débris résultant d'une interception aérienne ont provoqué un incendie sur l'un des postes d'amarrage du port de Jebel Ali, tandis que les débris d'un drone iranien ont provoqué un incendie, qui n'a pas fait de blessé, dans la façade de l'hôtel de luxe Burj al-Arab.

Des réactions internationales préoccupées

L'ambassadeur iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, a dénoncé devant le Conseil de sécurité un « crime de guerre » après la mort de civils dans cette offensive militaire. « À cause de cette attaque armée brutale, des centaines de civils ont été tués et blessés », a-t-il déclaré, ajoutant que « ce n'est pas seulement un acte d'agression, c'est un crime de guerre et un crime contre l'humanité ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est inquiété du déclenchement au Moyen-Orient d'une « série d'événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde ». Il a appelé à un cessez-le-feu « immédiat ».

Emmanuel Macron a déclaré que « la France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés » à propos des attaques lancées sur l'Iran. La vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, a annoncé une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne dimanche.

Des conséquences économiques et logistiques immédiates

L'armateur français CMA CGM a demandé à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l'abri » et a suspendu le passage par le canal de Suez. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu'à nouvel ordre, et les navires seront déroutés par le cap de Bonne-Espérance », a déclaré l'entreprise.

Les principales compagnies aériennes ont annulé leurs vols vers le Moyen-Orient. L'espace aérien israélien est fermé pour tous les vols civils, tout comme celui de l'Iran, de l'Irak, du Qatar et du Koweït.

Une réunion d'urgence de l'AIEA prévue

Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tiendra une réunion d'urgence lundi matin à 9 heures (heure de Paris) au sujet des frappes menées samedi par les États-Unis et Israël en Iran. Cette réunion a été organisée à la demande de la Russie.

Alors que la situation continue d'évoluer rapidement, la communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade militaire sans précédent qui risque de déstabiliser durablement une région déjà fragilisée par de multiples conflits.