Le mystère persiste autour du nouveau guide suprême iranien
Depuis sa nomination au rang de guide suprême de l'Iran le 8 mars, Mojtaba Khamenei n'est toujours pas apparu en public. Cette absence alimente les spéculations sur son état de santé, d'autant plus que le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé ce vendredi que le nouveau leader serait « blessé et probablement défiguré ».
Des affirmations contradictoires sur son état
Lors d'un point de presse, le chef du Pentagone a déclaré : « Nous savons que le nouveau soi-disant, pas si suprême, leader est blessé. » Ces propos font écho à l'opacité entourant Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père tué dans des frappes le 28 février. Cependant, le fils du président iranien Massoud Pezeshkian a balayé ces allégations mercredi, assurant sur Telegram que le guide était « sain et sauf ».
Un premier discours marqué par des promesses de vengeance
Bien qu'invisible, Mojtaba Khamenei s'est exprimé pour la première fois jeudi dans un discours diffusé par la télévision d'État. Le religieux de 56 ans a juré de venger les victimes des attaques israélo-américaines, affirmant : « Une partie limitée de cette vengeance a été mise en œuvre jusqu'à présent, mais tant qu'elle ne sera pas menée jusqu'au bout, cela restera l'une de nos priorités. » Son discours, lu par une présentatrice, a souligné la détermination du régime à poursuivre ses représailles.
Des implications géopolitiques majeures
Dans son allocution, Khamenei a également appelé à maintenir le blocage du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le pétrole mondial. Cette mesure provoque déjà des perturbations significatives dans l'approvisionnement énergétique global, ajoutant une dimension économique aux tensions régionales. La situation reste donc extrêmement volatile, avec un leader dont la santé et les intentions sont au cœur des préoccupations internationales.



