Nouvelles frappes américano-israéliennes en Iran : le régime des mollahs visé, risque de guerre prolongée
Iran : frappes US-Israël, régime visé, guerre prolongée

Nouvelles frappes américano-israéliennes en Iran : une escalade militaire inquiétante

Samedi matin, des explosions ont retenti simultanément dans plusieurs régions de l'Iran, marquant le début d'une nouvelle offensive militaire conjointe des États-Unis et d'Israël. Cette attaque survient moins de six mois après la guerre de douze jours qui avait opposé ces pays en juin dernier, signalant une escalade significative des tensions dans la région.

Une attaque « préventive » revendiquée par Washington et Tel-Aviv

Les dirigeants américain et israélien ont rapidement pris la parole pour revendiquer cette opération, la qualifiant d'action « préventive » destinée à neutraliser les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran. L'objectif déclaré est double : affaiblir militairement le pays et précipiter la chute du régime des mollahs au pouvoir depuis la révolution de 1979.

Dans un message adressé à la population iranienne, l'ancien président américain Donald Trump a affirmé : « L'heure de votre liberté est venue ». Cette déclaration fait écho aux manifestations de masse qui avaient secoué l'Iran le mois dernier, réprimées avec une extrême violence par les forces du régime.

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Une riposte iranienne immédiate et des craintes d'un conflit prolongé

L'Iran a répondu sans délai par des frappes dans plusieurs pays du Golfe, confirmant les craintes d'une extension rapide du conflit. Les experts militaires avertissent que cette guerre pourrait durer bien plus longtemps que l'affrontement de juin, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la stabilité régionale.

David Rigoulet-Roze, chercheur à l'IFAS et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, analyse : « Il semble que la population iranienne soit prête à reprendre le risque de se soulever, mais cela suppose qu'elle ne se sente pas abandonnée comme ce fut le cas début janvier lorsque des promesses d'aide extérieure n'ont pas été tenues. »

La question du renversement du régime : un scénario complexe

Une structure de pouvoir résiliente

La question qui préoccupe tous les observateurs est de savoir si cette offensive pourrait réellement provoquer la chute du régime islamique. David Rigoulet-Roze explique : « L'intention est de mettre le régime à genoux en provoquant virtuellement un effondrement interne, créant ainsi un espace pour que la population exerce une pression décisive. »

Cependant, les spécialistes rappellent que le pouvoir en Iran repose sur une structure complexe et profondément enracinée. Thierry Coville, chercheur à l'IFRI et auteur de L'Iran, une puissance en mouvement, nuance : « La chute du régime est aujourd'hui très incertaine. Renverser le régime ne se résume pas à écarter le guide suprême. Depuis la révolution, l'armée et les gardiens de la révolution n'ont jamais montré de signes de défection, et le régime a prévu des mécanismes de remplacement pour ses chefs militaires. »

Le prince Reza Pahlavi : une figure controversée

Alors que le prince Reza Pahlavi a déclaré samedi matin que la victoire était proche, David Rigoulet-Roze rappelle que « ce dernier ne peut pas être considéré comme un homme fort car il ne fait pas l'unanimité, ni même consensus ». Le prince a récemment souligné que l'intégrité des frontières iraniennes constituait une ligne rouge, rejetant toute velléité séparatiste.

Les risques majeurs : chaos régional et guerre civile

Un potentiel de déstabilisation considérable

Si les experts n'excluent pas totalement une transition politique, ils la jugent hautement improbable dans le contexte actuel. Le scénario le plus inquiétant serait une déstabilisation profonde du pays et de toute la région. David Rigoulet-Roze met en garde : « Le véritable enjeu reste le risque de chaos. Le potentiel de déstabilisation régionale est considérable. En cas de chaos, l'Iran pourrait devenir un Irak post-2003 XXL ! »

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La menace d'une fragmentation ethnique

La diversité ethno-confessionnelle de l'Iran – composée pour moitié de Perses et pour moitié de Kurdes, d'Azéris, de Baloutches et d'Arabes – représente un facteur de risque supplémentaire. Thierry Coville alerte : « Cette attaque pourrait déboucher sur une guerre civile entre forces ethniques ; certaines comme les Baloutches ou les Kurdes pourraient tenter de s'emparer d'une partie du territoire iranien. »

Cette perspective de fragmentation territoriale préoccupe autant les opposants au régime que ses partisans, créant une situation extrêmement volatile où les alliances pourraient se redéfinir rapidement en fonction des développements militaires et politiques.