Guerre au Moyen-Orient : escalade des tensions avec des explosions à Téhéran et des frappes croisées
La situation au Moyen-Orient s'est encore aggravée dans la nuit du 4 au 5 mars 2026 avec une série d'événements violents qui témoignent de l'intensification du conflit entre l'Iran et la coalition américano-israélienne. Des explosions ont été entendues dans la capitale iranienne Téhéran jeudi matin, tandis que l'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles contre Israël, déclenchant des alertes dans plusieurs régions israéliennes.
Explosions à Téhéran et frappes iraniennes sur Israël
Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, « plusieurs explosions ont été entendues » jeudi matin à Téhéran et « les défenses ont été activées » dans la capitale. L'agence n'a pas fourni de détails sur d'éventuels impacts ou victimes potentielles. Parallèlement, l'Iran a lancé une nouvelle vague de missiles contre Israël dans la matinée du 5 mars, comme l'ont rapporté l'armée israélienne et les médias d'État iraniens.
Ces tirs ont déclenché des alertes dans plusieurs régions israéliennes, notamment celle de Tel-Aviv, mais n'ont fait aucune victime selon les premières informations. Des journalistes de l'Agence France-Presse ont également entendu des explosions à Jérusalem. L'armée israélienne a rapidement levé l'alerte, autorisant les citoyens à quitter les abris.
Extension du conflit au Liban et en Irak
Le conflit s'est également étendu à d'autres pays de la région. Au Liban, le sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, a été la cible d'une nouvelle frappe aérienne israélienne dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités libanaises ont annoncé trois nouveaux morts dans des frappes ayant visé deux voitures près de Beyrouth.
En Irak, l'Iran affirme avoir visé « les quartiers généraux de groupes kurdes » dans la région autonome du Kurdistan « avec trois missiles ». Cette région, qui accueille des troupes américaines, a été régulièrement ciblée par des attaques de drones depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre Téhéran.
Répercussions internationales et économiques
La guerre a des conséquences bien au-delà des frontières du Moyen-Orient. Le Sénat américain a refusé mercredi de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l'Iran, une résolution en ce sens ayant été rejetée grâce au soutien de la majorité républicaine. Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré qu'il ne pouvait exclure la participation militaire de son pays à la guerre pour « soutenir ses alliés ».
Sur le plan économique, le prix du pétrole a bondi d'environ 2% à l'ouverture des échanges jeudi en Asie, reflétant les inquiétudes persistantes liées au conflit et au blocage du détroit d'Ormuz. Un pétrolier ancré au large du Koweït a subi une « forte explosion » et perd des hydrocarbures, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKTMO.
Bilan humain et situation humanitaire
Le bilan humain continue de s'alourdir. Les corps de 87 marins iraniens ont été récupérés après le naufrage d'une corvette coulée par un sous-marin américain dans l'océan Indien. Les recherches se poursuivent pour retrouver 61 membres d'équipage toujours portés disparus.
Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah ont fait au moins 72 morts et 437 blessés depuis que le pays a été entraîné dans la guerre. Le Qatar a annoncé évacuer par « précaution » les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à Doha après des frappes iraniennes sur le pays du Golfe.
La situation reste extrêmement tendue avec des risques d'escalade supplémentaires, alors que les puissances régionales et internationales continuent de s'affronter dans ce conflit qui menace la stabilité de toute la région.



