Une troisième session de négociations russo-ukrainiennes est prévue ce mercredi 23 juillet 2025 à Istanbul, sous l'égide de la Turquie et sous la pression des États-Unis. Alors que Kiev a confirmé la tenue des pourparlers, Moscou reste flou sur la date exacte. Le Kremlin a toutefois indiqué que des discussions étaient "prévues" dans la soirée, tout en les qualifiant de "très compliquées".
Des positions toujours irréconciliables
Les précédentes réunions, en mai et juin à Istanbul, n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de corps de soldats. Cette fois encore, les espoirs d'avancée sont minces. Le Kremlin juge les positions "diamétralement opposées" : Moscou exige des concessions territoriales et l'abandon de toute adhésion à l'Otan, tandis que Kiev réclame le retrait russe et des garanties de sécurité occidentales.
Les exigences russes
La Russie demande à l'Ukraine de lui céder quatre régions partiellement occupées de l'est et du sud, en plus de la Crimée annexée en 2014. Elle exige également la fin des livraisons d'armes occidentales et le renoncement à l'adhésion à l'Otan. Des conditions jugées inacceptables par Kiev.
Les demandes ukrainiennes
L'Ukraine veut le retrait complet des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité, notamment la poursuite des livraisons d'armes et le déploiement d'un contingent européen. Kiev insiste aussi sur un cessez-le-feu de 30 jours, ce que Moscou refuse, estimant être en position de force sur le terrain.
Pression américaine et poursuite des combats
Le président américain Donald Trump a donné à Moscou 50 jours pour parvenir à un accord, sous peine de sanctions sévères. Malgré cela, les combats se poursuivent sans relâche sur le front, avec des bombardements russes meurtriers à travers l'Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a douché les espoirs d'une résolution rapide, affirmant qu'il n'y avait "aucune raison d'espérer des avancées miraculeuses".
Délégations et perspectives
La délégation ukrainienne sera menée par l'ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, tandis que la partie russe sera dirigée par l'ancien ministre de la Culture Vladimir Medinski. Aucune rencontre entre les présidents Poutine et Zelensky n'est envisagée à court terme. Les pourparlers devraient se concentrer sur des échanges de prisonniers et le rapatriement d'enfants ukrainiens emmenés en Russie.



