Guerre en Iran : Un conflit qui s'enlise au neuvième jour
La guerre en Iran, menée par l'alliance israélo-américaine, entre dans sa neuvième journée avec des développements cruciaux sur les plans politique, militaire et humanitaire. Les frappes israéliennes ont ciblé des infrastructures énergétiques à Téhéran, tandis que la succession du guide suprême iranien divise les acteurs internationaux. Le bilan humain s'alourdit, avec des centaines de milliers de déplacés au Liban et des pertes militaires américaines.
Succession contestée pour le guide suprême iranien
L'Assemblée des experts a officiellement désigné dimanche le successeur de l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février par des frappes israélo-américaines. Bien que le nom n'ait pas encore été divulgué, toutes les indications pointent vers Mojtaba Khamenei, le fils du défunt guide. Un membre de l'assemblée, l'ayatollah Hosseinali Eshkevari, a confirmé dans une vidéo que "le nom de Khamenei perdurera" à la tête de l'État, soulignant que le choix a été fait à la majorité des voix pour poursuivre l'œuvre des précédents dirigeants.
Cette désignation a immédiatement suscité des réactions internationales. Le président américain Donald Trump a menacé que le nouveau guide "va devoir obtenir notre aval", ajoutant qu'il ne tiendrait pas longtemps sans approbation américaine. En réponse, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a réaffirmé que la sélection du successeur relève exclusivement du peuple iranien et de ses institutions, rejetant toute ingérence extérieure.
Frappes israéliennes sur les infrastructures pétrolières
Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël a mené une attaque majeure sur Téhéran et ses environs, visant quatre dépôts pétroliers et un site logistique. Les frappes ont provoqué d'importants incendies, des fumées noires et causé la mort de six personnes. Le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a assuré que les États-Unis ne cibleraient jamais d'infrastructures énergétiques, mais cette déclaration contraste avec les actions de son allié.
En représailles, l'armée iranienne a menacé de cibler des sites pétroliers dans la région si Israël persistait, avertissant que cela pourrait faire monter le prix du baril à plus de 200 dollars. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé que les forces iraniennes étaient capables de soutenir au moins six mois de guerre intense au rythme actuel. Parallèlement, un septième militaire américain est décédé de ses blessures, poussant Trump à déclarer qu'il n'était pas intéressé par des négociations avec l'Iran, laissant entendre que la campagne militaire ne prendrait fin qu'avec la défaite totale de Téhéran.
Crise humanitaire au Liban et réactions internationales
Les frappes israéliennes sur le Liban, en riposte aux attaques du Hezbollah pro-iranien, ont déplacé plus d'un demi-million de personnes selon les autorités libanaises. Le bilan humain s'élève désormais à 394 morts, illustrant l'ampleur de la crise humanitaire dans la région. Ces bombardements intensifs depuis lundi dernier ont plongé le pays dans une situation critique.
Sur la scène internationale, le président français Emmanuel Macron se rendra lundi à Chypre pour exprimer la solidarité de la France, après que l'île a été frappée par des drones et des missiles liés au conflit. Une réunion du G7 Finances est également prévue en visioconférence pour évaluer la situation dans le Golfe. En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un plan exceptionnel de 500 contrôles dans les stations-service pour prévenir les hausses abusives des prix du carburant, reflétant les préoccupations économiques mondiales liées à cette guerre.



