Guerre au Moyen-Orient : un général français de la Finul visé par des tirs israéliens au Liban
Général français de la Finul visé par Israël au Liban

Guerre au Moyen-Orient : tensions croissantes au Liban après des tirs israéliens visant des Casques bleus

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence ce mardi 31 mars 2026, suite à la mort de Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban. Cette réunion, demandée par la France, intervient dans un contexte où plusieurs incidents graves ont également ciblé des soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), bien qu'aucun blessé n'ait été déclaré parmi eux. Le conflit régional semble prendre un tournant dangereux, avec des attaques directes contre les forces de maintien de la paix.

Des Casques bleus indonésiens tués par un char israélien

Une source sécuritaire de l'ONU a révélé ce mardi qu'un char israélien avait tiré sur une position des Casques bleus indonésiens dimanche soir dans le sud du Liban, causant un mort. Initialement, la Finul avait affirmé qu'un projectile "d'origine inconnue" avait visé la position des soldats indonésiens près d'Adchit Al Qusayr. Cependant, des investigations ultérieures ont prouvé l'origine israélienne du tir, avec des débris d'un obus de char retrouvés sur place. Deux autres Casques bleus indonésiens, faisant partie du deuxième contingent de la Finul, ont été tués lundi dans une explosion, potentiellement due à une mine, selon la même source.

Des soldats français pris pour cible, dont un général

Des tirs de l'armée israélienne sont également tombés à seulement une quinzaine de mètres de soldats français de la Finul samedi dernier. Parmi eux se trouvait le chef de corps de la force de réaction rapide, composée d'un bataillon franco-finlandais. Plus grave encore, le général Paul Sanzey, chef de l'état-major de la Finul, ainsi que son assistant, ont été mis en joue au nord de Naqoura par des soldats israéliens alors qu'ils revenaient de Beyrouth. Un convoi de soldats français a aussi fait l'objet d'un tir d'avertissement sur leurs véhicules blindés plus tôt dans la journée.

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Réactions internationales et enquêtes en cours

L'armée israélienne a annoncé ce mardi avoir lancé une enquête concernant la mort des Casques bleus au Liban, tout en suggérant que le Hezbollah pouvait en être responsable. La Finul, qui compte près de 8 200 soldats, est prise en étau entre Israël, qui progresse dans la zone frontalière du sud du Liban, et les combattants du Hezbollah pro-iranien. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a dénoncé sur X : "Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne à l'encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d'autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées." Dix pays européens et l'Union européenne ont appelé dans une déclaration conjointe à garantir la "sécurité" de la Finul.

La France a fait état de "graves incidents" dimanche contre son contingent dans la zone de Naqoura, où se trouve le quartier général de la mission. Cette escalade des violences met en lumière les risques croissants pour les forces internationales dans une région déjà instable, avec des implications potentielles pour la sécurité régionale et les efforts de paix.

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