L’armée israélienne a annoncé, lundi 19 août 2026, l’ouverture d’une enquête interne sur la mort de Hind Rajab, une fillette de 5 ans tuée avec six membres de sa famille à Gaza en février 2024. Cette annonce intervient après des mois de pressions de la part d’organisations de défense des droits humains et de l’ONU.
Les circonstances du drame
Le 29 février 2024, Hind Rajab, ses parents et quatre de ses frères et sœurs ont été tués dans leur voiture alors qu’ils tentaient de fuir les combats dans le nord de la bande de Gaza. Selon les témoignages recueillis par des ONG, le véhicule aurait été visé par des tirs de chars israéliens. L’appel de détresse de la fillette, passé à la Croix-Rouge et aux secouristes palestiniens, avait été largement relayé sur les réseaux sociaux.
Une enquête interne sous pression
L’armée israélienne a précisé que l’enquête serait menée par le Mécanisme d’enquête et d’évaluation de l’état-major, une unité chargée d’examiner les incidents impliquant des civils. « Nous examinons les faits avec sérieux », a déclaré un porte-parole militaire, cité par l’AFP. Toutefois, des organisations comme Amnesty International ont dénoncé un « manque de transparence » et réclamé une enquête internationale indépendante.
Réactions et conséquences
La famille de Hind Rajab, originaire de Gaza, a exprimé son scepticisme face à cette annonce. « Nous voulons la vérité, mais nous n’attendons rien de cette enquête interne », a déclaré un proche, sous couvert d’anonymat. L’ONU a de son côté appelé à « des mesures concrètes pour protéger les civils ». Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre en octobre 2023, dont une majorité de femmes et d’enfants. L’armée israélienne affirme agir conformément au droit international, mais cette affaire relance les critiques sur les méthodes employées dans les zones densément peuplées.



