Frappe russe à Kharkiv : au moins quatre morts dans un immeuble résidentiel
Frappe russe à Kharkiv : quatre morts dans un immeuble

Frappe meurtrière à Kharkiv : un immeuble résidentiel détruit par les forces russes

Dans la nuit du 7 mars 2026, une frappe russe a ciblé un immeuble d'habitation de cinq étages dans le quartier Kyivsky de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. Selon les autorités locales, cette attaque a provoqué la mort d'au moins quatre personnes et blessé dix autres, dont trois mineurs âgés de 6, 11 et 17 ans.

Un bilan qui s'alourdit et des opérations de secours en cours

Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a annoncé que le bilan initial d'un mort avait été révisé à la hausse pour atteindre quatre décès. Le chef de l'administration militaire régionale, Oleh Synehoubov, a précisé qu'une partie du bâtiment avait été complètement détruite par l'impact, tandis qu'une maison voisine avait également subi des dégâts.

« Une dizaine de personnes, dont un enfant, pourraient être encore prisonnières des décombres », a déclaré M. Synehoubov sur Telegram, ajoutant que les équipes de secours travaillaient sans relâche pour tenter de les retrouver.

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Contexte régional tendu et autres incidents

Cette frappe intervient dans un contexte de tensions accrues dans la région de Kharkiv, où neuf blessés avaient déjà été signalés plus tôt dans la journée suite à d'autres bombardements russes. À Tchouhouïv, dans la même région, deux personnes ont été blessées par une attaque de drone contre une maison du centre-ville.

Par ailleurs, dans la région de Zaporijia au sud, une frappe russe a blessé un bébé, selon le chef de l'administration régionale Ivan Fedorov.

Réactions internationales et mesures de sécurité

En réponse à ces attaques, l'aviation polonaise a été déployée dans les régions frontalières avec l'Ukraine pour protéger son espace aérien, une mesure habituelle lors des frappes à grande échelle selon les autorités militaires polonaises.

Cette escalade survient alors que les services de renseignement lituaniens ont récemment alerté sur le renforcement des unités militaires russes le long des frontières de l'OTAN, bien que ces formations ne soient pas encore pleinement opérationnelles en raison de pénuries de personnel et d'équipement.

Échanges de prisonniers et tensions diplomatiques

Parallèlement à ces événements militaires, l'Ukraine et la Russie ont procédé à un échange de 300 prisonniers de guerre de chaque camp, portant à 500 le nombre total de personnes échangées depuis jeudi dans le cadre d'un accord négocié à Genève.

Les relations entre l'Ukraine et la Hongrie se sont également détériorées après l'arrestation de sept Ukrainiens accusés de blanchiment d'argent. Kiev a convoqué le chargé d'affaires hongrois et déconseillé à ses citoyens de se rendre en Hongrie, dénonçant des « agissements arbitraires des autorités hongroises ».

Perspectives de paix et soutien international

Malgré ces développements militaires, les pourparlers de paix se poursuivent selon Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, qui a déclaré que des progrès supplémentaires étaient attendus dans les semaines à venir. L'échange de prisonniers aurait été rendu possible grâce à des négociations tripartites impliquant les États-Unis.

Le soutien des Russes à la guerre en Ukraine semble par ailleurs faiblir selon un sondage du centre Levada : seulement 24% des personnes interrogées souhaitent la poursuite de l'offensive militaire, tandis que 67% estiment qu'il est temps pour Moscou d'engager des négociations de paix.

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