Partie depuis la Turquie le 14 mai, une nouvelle « flottille pour Gaza » a été interceptée par les forces israéliennes au large de Chypre, selon les organisateurs. Ces derniers ont affirmé que des navires militaires israéliens montaient à bord de leurs bateaux, dénonçant une action en « haute mer ».
Une provocation selon Israël
Le ministère israélien des Affaires étrangères avait prévenu plus tôt qu'Israël ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza. Dans un message publié sur X, il a appelé les participants à cette « provocation » à faire immédiatement demi-tour, qualifiant l'initiative de « provocation pour la provocation ».
Troisième tentative en un an
Il s'agit de la troisième tentative en un an de briser le blocus israélien de Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas en octobre 2023. Quelque 50 navires ont quitté le sud-ouest de la Turquie le 14 mai dans le cadre de cette flottille.
Les autorités israéliennes rejettent les accusations de pénurie d'aide, affirmant que Gaza en est « inondée ». Une précédente flottille avait été interceptée dans les eaux internationales au large de la Grèce le 30 avril, avec la libération rapide de la plupart des militants, mais deux d'entre eux avaient été arrêtés et détenus plusieurs jours avant d'être expulsés.
ONG dénoncent des arrestations illégales
Des ONG ont dénoncé des arrestations illégales, affirmant que les deux hommes avaient subi des mauvais traitements durant leur incarcération en Israël. Les autorités israéliennes ont rejeté ces accusations et n'ont finalement pas retenu de charges contre eux.
Le ministère israélien a vivement critiqué cette nouvelle tentative, pointant du doigt la participation de deux groupes turcs violents : Mavi Marmara et IHH, cette dernière étant désignée comme organisation terroriste par Israël. Selon le ministère, l'objectif de cette provocation est de servir le Hamas, de détourner l'attention du refus du groupe de désarmer et d'entraver les progrès du plan de paix du président américain Donald Trump.



