Un contre-rassemblement et un message limpide : « non à l’irruption du fascisme » à Verrières-le-Buisson (Essonne). Une petite centaine de personnes s’est réunie en ce sens, lundi 18 mai, devant la mairie, à l’appel de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
Cette mobilisation faisait suite à la soirée largement décriée, samedi 9 mai, des militants du Comité du 9 mai (C9M) dans la commune. Interdits de défiler à Paris, quelques dizaines de partisans du mouvement néofasciste s’étaient rabattus sur Verrières.
Après une série de concerts de metal dans une salle privée, le groupe avait pris la direction du parc de la Noisette, à la frontière avec Antony (Hauts-de-Seine). Sur une vidéo publiée par le C9M, on aperçoit les militants masqués, torches à la main, regroupés dans le parc. Des images qui avaient suscité l’émoi sur les réseaux sociaux.
« Aucune information »
Lundi, le rassemblement de la Ligue des droits de l’Homme a précédé le conseil municipal de Verrières, durant lequel le maire (divers droite), François-Guy Trébulle, a réaffirmé son opposition à cette soirée.
L’occasion, aussi, de déplorer l’absence de communication des autres autorités, préfecture et police en tête. « Les équipes de police municipale n’ont reçu aucune information ni avant, ni pendant cette soirée, souligne l’élu. Je regrette que l’image de Verrières soit attachée à cet événement. »
L’opposition, qui s’était ralliée à la manifestation de la LDH, a également regretté ce manque de communication entre services. « Ces questions s’adressent plutôt à la police nationale et à la préfecture… On a besoin d’avoir des éléments d’information », a insisté le conseiller municipal (divers centre) Jérémy Fass.
La préfecture de l’Essonne ne s’est toujours pas exprimée sur le sujet, malgré des relances de notre part ce mardi.
Enquête en cours
De son côté, une source policière rappelle que la soirée du 9 mai fait toujours l’objet d’une enquête. Les fonctionnaires cherchent notamment à savoir comment le C9M a pu accéder à la salle privée (fausse réservation ?), et quel a été leur cheminement exact. Enfin, selon la même source, contrairement aux premiers chiffres évoqués, les autorités estiment à quelques dizaines le nombre de militants ayant pris part à ce rassemblement.
Les élus de Verrières-le-Buisson, toutes tendances confondues, attendent désormais des réponses claires de la part de la préfecture et de la police nationale pour éviter que de tels événements ne se reproduisent et pour préserver l’image de la commune.



