Espagne : trois personnes arrêtées pour avoir aidé un Russe à contourner les sanctions européennes
Espagne : trois arrêts pour contournement de sanctions russes

Trois interpellations en Espagne pour contournement des sanctions contre la Russie

La police nationale espagnole a annoncé, ce mercredi, l'arrestation de trois personnes sur l'île de Majorque. Ces individus sont soupçonnés d'avoir aidé un ressortissant russe à contourner les sanctions imposées par l'Union européenne en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Un système de prête-noms pour protéger des actifs de luxe

Les trois suspects, un homme et deux femmes, auraient servi de prête-noms pour gérer diverses propriétés de luxe, des comptes bancaires et des véhicules appartenant au ressortissant russe. Cette manœuvre visait explicitement à empêcher la saisie de ces biens dans le cadre des sanctions européennes.

Les autorités espagnoles n'ont pas officiellement révélé l'identité du Russe concerné, mais plusieurs médias locaux l'ont identifié comme étant Nikolaï Kolesov. Cet homme d'affaires, considéré comme proche du président russe Vladimir Poutine, dirige une société fournissant des hélicoptères à l'armée russe. Il figure sur la liste des personnes sanctionnées par l'UE depuis le début du conflit.

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Bras de fer européen sur l'aide financière à l'Ukraine

Parallèlement à cette affaire judiciaire, les dirigeants européens se réunissent ce jeudi à Bruxelles pour tenter de résoudre un différend persistant avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Ce dernier bloque depuis plusieurs mois un prêt crucial de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine.

Un blocage politique en pleine campagne électorale

En décembre dernier, Viktor Orbán avait pourtant accepté que l'UE accorde ce prêt à Kiev, tout en obtenant, avec la Slovaquie et la République tchèque, de ne pas y participer financièrement. L'Ukraine dépend de ces fonds pour financer sa guerre contre la Russie en 2026 et 2027.

Cependant, le dirigeant hongrois, adoptant une posture plus nationaliste que jamais à l'approche des élections législatives du 12 avril, a depuis remis en cause cet accord. Cette situation crée des tensions importantes au sein de l'Union européenne.

Une urgence relative mais des enjeux majeurs

Un accord immédiat n'est pas absolument indispensable ce jeudi, selon des sources européennes concordantes. L'Ukraine disposerait des moyens de se financer jusqu'au mois de mai, soit après les élections hongroises. Certains diplomates européens espèrent que si Viktor Orbán remporte ces élections, il n'aura plus besoin de maintenir son veto, ce qui pourrait faciliter le déblocage des fonds.

Ce contexte illustre les multiples fronts sur lesquels se joue la réponse européenne à la guerre en Ukraine, allant de la lutte contre le contournement des sanctions à la complexité des négociations politiques pour soutenir financièrement Kiev dans son effort de guerre.

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