Crise au Moyen-Orient : Trump presse l'Otan, tensions extrêmes dans le Golfe
Crise au Moyen-Orient : Trump presse l'Otan, tensions dans le Golfe

Crise au Moyen-Orient : tensions extrêmes et pressions internationales

La situation au Moyen-Orient demeure extrêmement tendue ce lundi matin, alors que l'offensive israélo-américaine en Iran entre dans sa troisième semaine. Les développements récents montrent une escalade significative des hostilités et des pressions diplomatiques internationales.

Interceptions massives de drones et missiles dans le Golfe

L'Arabie saoudite a intercepté 61 drones dans l'est de son territoire depuis minuit dimanche, selon les chiffres officiels de son ministère de la Défense. De leur côté, les Émirats arabes unis ont également signalé l'interception de missiles et de drones en provenance d'Iran dans la matinée de lundi.

Le trafic aérien a été suspendu à l'aéroport de Dubaï, l'un des plus fréquentés au monde, après qu'un incident lié à un drone a provoqué un incendie dans un réservoir de carburant. Heureusement, aucun blessé n'a été signalé.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président émirati Mohammed ben Zayed ont affirmé lors d'une conversation téléphonique que les pays du Conseil de coopération du Golfe continueraient d'exercer tous les efforts nécessaires pour défendre leurs territoires.

Ormuz : Trump exige de l'aide, refus du Japon et de l'Australie

Le président américain Donald Trump a renouvelé dimanche soir ses appels pressants à l'aide internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole brut et de gaz. Il a spécifiquement mis la pression sur la Chine et l'Otan, déclarant au Financial Times : « Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas ».

Trump a prédit « des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan » en cas de refus, et menacé de reporter son voyage officiel en Chine prévu du 31 mars au 2 avril.

En réponse, le Japon et l'Australie ont fait savoir lundi qu'ils n'envisageaient pas pour l'instant d'envoyer des navires de guerre. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a estimé que toute opération de sécurité maritime serait « extrêmement difficile juridiquement » en raison de la Constitution pacifiste du pays.

Le Japon débloque ses réserves pétrolières stratégiques

Face à cette crise, le Japon a confirmé lundi qu'il avait commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole, débloquant l'équivalent de 15 jours de consommation nationale. Cette décision intervient alors que le pays dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations.

Cette mesure fait suite à la décision prise la semaine dernière par les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie de procéder à un déstockage historique de 400 millions de barils de pétrole pour tenter d'amortir la flambée des prix née de la guerre au Moyen-Orient.

Escalade militaire et accusations d'écocide

L'armée israélienne a annoncé lundi à l'aube mener une « vague de frappes à grande échelle visant les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran ». Le porte-parole militaire israélien, le général Effie Defrin, a déclaré dimanche : « Nous avons un plan précis et planifié, nous avons encore des milliers de cibles en Iran et nous identifions chaque jour d'autres cibles ».

En réponse, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a dénoncé lundi les bombardements israéliens de dépôts de carburant à Téhéran comme « violant la loi internationale et constituant un écocide ». Il a averti que « les habitants risquent de subir des effets néfastes à long terme sur leur santé » et que « la contamination des sols et des nappes phréatiques pourrait avoir des répercussions sur plusieurs générations ».

Frappes israéliennes au Liban et discussions avec l'Iran

L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth dimanche soir, après avoir émis dans la matinée un ordre d'évacuation couvrant plusieurs quartiers de la zone. Peu après le raid, l'armée israélienne a déclaré sur les réseaux sociaux qu'elle « frappait actuellement les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Parallèlement, Donald Trump affirme avoir des discussions avec l'Iran, bien qu'il estime que Téhéran n'est pas encore prêt à mettre fin à la guerre. « Oui, on est en discussion avec eux. Mais je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils n'en sont plus très loin », a déclaré dimanche le président américain, affirmant que l'Iran a été « décimé ».