Conflit Iran-Israël : frappes intensives et tensions régionales s'aggravent
Conflit Iran-Israël : frappes intensives et tensions régionales

Conflit Iran-Israël : une escalade militaire inquiétante au quatrième jour

Au quatrième jour du conflit entre l'Iran et Israël, les frappes s'intensifient considérablement, les menaces se multiplient et les puissances régionales sont de plus en plus entraînées dans la tourmente. L'Europe a également décidé de réagir en envoyant des renforts en Méditerranée, marquant une implication internationale croissante.

Des déclarations fortes de Donald Trump et des réponses iraniennes

Lors d'une conférence à la Maison-Blanche, Donald Trump a assuré que « tout a été détruit » en Iran. « Leur défense aérienne, leur armée de l'air, leur marine et leur commandement sont anéantis », a-t-il détaillé sur son réseau social Truth Social. Le président américain a expliqué : « Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu'ils [les Iraniens] allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j'ai peut-être forcé la main d'Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts. […] Tout a été détruit » en Iran. Il a également indiqué que les Iraniens voulaient discuter mais « qu'il était trop tard ».

De son côté, le ministère iranien de la Défense a déclaré : « Nous avons la capacité de résister et de poursuivre une défense offensive plus longtemps que celle prévue [par l'ennemi] pour cette guerre imposée. […] Nous n'avons pas l'intention d'engager toutes nos armes et tous nos équipements de pointe dès les premiers jours. »

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Des frappes intensives en Iran et au Liban

L'Iran a été sous le feu ce mardi, avec des explosions retentissant tout au long de la journée dans la capitale iranienne, ainsi qu'à Karaj, à l'ouest de Téhéran, et à Ispahan, dans le centre. Des lieux stratégiques ont été visés, notamment :

  • Le bâtiment de l'Assemblée des Experts, chargé d'élire un guide suprême pour succéder à Ali Khamenei, tué samedi au début de ce conflit sans précédent.
  • Deux aéroports – Mehrabad à Téhéran et celui de Bouchehr, dans le sud – ont également été bombardés, selon les médias iraniens.

L'armée israélienne a annoncé « des frappes simultanées à Téhéran et Beyrouth » contre des objectifs militaires iraniens et le Hezbollah. Plusieurs organisations liées au Hezbollah ont été prises pour cible, comme à Saïda et Tyr, deux villes situées dans le sud du Liban. Au total, l'armée a affirmé avoir frappé 160 cibles du Hezbollah depuis lundi, et a promis de continuer « avec une force considérable » tant que le mouvement pro-iranien ne serait pas désarmé. Ses soldats sont entrés au Liban pour prendre le contrôle d'une « zone tampon ».

Ces frappes sont une réponse, selon Tsahal, à des projectiles tirés depuis le Liban vers Israël. Le Hezbollah a en effet multiplié les tirs de roquettes, notamment contre quatre bases militaires israéliennes. Cette extension du conflit au Liban a précipité la mort de 52 personnes et le déplacement de 58 000 autres, selon le gouvernement local.

Menaces de représailles et attaques dans la région

L'Iran, par la voix d'un général des Gardiens de la Révolution, a averti qu'une poursuite des bombardements entraînerait des représailles contre « tous les centres économiques » du Moyen-Orient. Des menaces mises à exécution puisque des explosions ont été entendues à Doha, Abu Dhabi et Dubai, mais aussi en Irak. À chaque frappe, des sites clefs, souvent liés aux intérêts américains, étaient visés.

Une attaque de drone a provoqué un incendie près du consulat américain de Dubaï. Plus tôt dans la journée, d'autres drones iraniens avaient touché l'ambassade américaine en Arabie saoudite, provoquant également un incendie, ainsi que des installations pétrolières à Oman et aux Émirats arabes unis. Au Bahreïn, c'est une base aérienne américaine qui a été frappée par des drones et des missiles.

En conséquence, plusieurs ambassades des États-Unis ont baissé le rideau, notamment en Arabie saoudite, au Koweït ou au Liban.

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L'Europe envoie des renforts en Méditerranée

De leur côté, les Européens ont annoncé l'envoi de renforts à Chypre, où une base militaire britannique a été visée par un tir iranien. Le Royaume-Uni va envoyer un navire de guerre et des moyens antidrones pour protéger ses alliés dans la région et ses bases militaires à Chypre.

La France va également déployer des moyens importants : « J'ai donné l'ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée », où seront aussi déployés des avions Rafale et des systèmes de défense antiaérienne, a annoncé Emmanuel Macron lors d'une allocution ce mardi soir. Tous ces pays vont donc imiter la Grèce, qui a déjà envoyé deux frégates et des avions F-16.

Bilan humain alarmant

Depuis le début de la guerre, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. En Israël, d'après les services de secours, dix personnes sont mortes dans des frappes iraniennes. Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l'attaque, soulignant la gravité de cette crise régionale.