Bolivie : des affrontements violents secouent la capitale
Des scènes de chaos ont eu lieu ce week-end en Bolivie, où des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de La Paz pour exiger la démission du président Luis Arce. Les forces de l'ordre ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, provoquant des heurts qui ont fait plusieurs blessés.
Les causes de la colère
La population bolivienne exprime son mécontentement face à la crise économique persistante, à l'inflation galopante et à la gestion jugée autoritaire du gouvernement. Les manifestations, qui durent depuis plusieurs semaines, se sont intensifiées après l'annonce de nouvelles mesures d'austérité.
Les syndicats et les mouvements sociaux, traditionnellement puissants en Bolivie, ont appelé à une grève générale illimitée jusqu'au départ du président. Les affrontements ont notamment eu lieu près du palais présidentiel, où les manifestants ont tenté de forcer les barrages de sécurité.
Des images choc
Les images des affrontements montrent des manifestants lançant des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers, qui répondent par des tirs de balles en caoutchouc. Des véhicules ont été incendiés et plusieurs bâtiments publics ont été vandalisés. Les autorités déplorent au moins 12 blessés parmi les forces de l'ordre et une trentaine parmi les civils.
L'opposition politique accuse le président Arce de vouloir instaurer un régime autoritaire et réclame son départ immédiat. De son côté, le gouvernement dénonce des actes de vandalisme et promet de rétablir l'ordre par tous les moyens nécessaires.
Réactions internationales
Plusieurs organisations internationales, dont l'ONU et l'Union européenne, ont appelé au calme et au dialogue. Les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à la violence et exhortent toutes les parties à trouver une solution pacifique.
La situation reste tendue dans la capitale bolivienne, où les forces de l'ordre maintiennent un dispositif de sécurité renforcé. Les prochains jours s'annoncent décisifs pour l'avenir politique du pays.



