Benoît Solès et sa troupe bloqués au Liban lors de l'éclatement du conflit en Iran
Benoît Solès bloqué au Liban lors du conflit en Iran

Une tournée théâtrale interrompue par l'éclatement des hostilités au Moyen-Orient

Le comédien, auteur et metteur en scène originaire d'Agen, Benoît Solès, se trouvait au Liban pour présenter sa pièce primée aux Molières, « La Machine de Turing », lorsque le conflit a éclaté en Iran. Toute la troupe s'est soudainement retrouvée bloquée après l'annulation immédiate de tous les vols à destination de Paris.

Des représentations réussies malgré la tension géopolitique

Depuis l'aéroport d'Istanbul, où il attendait une correspondance, Benoît Solès a pu donner des nouvelles de la situation. « Nous étions depuis une semaine à Beyrouth pour des représentations au théâtre Monot de « La Machine de Turing ». La dernière avait lieu ce samedi 28 février, précisément au moment où les hostilités se sont déclenchées. Nous avons joué ce soir-là, le public beyrouthin était bien présent et la salle affichait complet, malgré le contexte tendu. Mais évidemment, dans la soirée, tous les vols vers Paris ont été annulés sans préavis. »

Le brusque basculement dans l'urgence et la panique

L'équipe de « La Machine de Turing » s'est donc retrouvée coincée au Liban ce dimanche 1er mars. « Dans la nuit, entre deux et trois heures du matin, nous avons été réveillés par les premiers bombardements. La ville s'est soudainement agitée de manière spectaculaire, nous avons entendu une multitude de voitures klaxonner dans les rues, fuyant précipitamment le centre-ville. »

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Vers quatre heures du matin, Benoît Solès et la troupe ont pu rejoindre l'aéroport, non sans rencontrer des difficultés majeures. « Nous avons alors été témoins de la panique qui avait gagné Beyrouth, avec des gens qui fuyaient en voiture, à pied, poussant des Caddie, leurs enfants serrés dans les bras. Nous avons vu comment, en quelques minutes seulement, on peut basculer d'une paix fragile, ce qui était le cas au Liban, à un état de guerre imminent. »

Un retour en France semé d'embûches administratives

Ils ont finalement pu embarquer sur un vol en direction d'Istanbul, d'où une correspondance vers Paris était théoriquement possible. « Là aussi, cela n'a pas été simple… Nos visas avaient expiré depuis vingt-quatre heures, ce qui a compliqué les formalités. » En début d'après-midi, Benoît Solès devait atterrir à Paris, pour, dès le lendemain, repartir jouer sur la scène d'un théâtre en Suisse, illustrant la résilience du monde du spectacle face aux crises internationales.

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