Le porte-conteneurs San Antonio, battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM, a subi une attaque hier vers 18h30 dans le détroit d'Ormuz, une zone maritime stratégique bloquée depuis plusieurs semaines par l'Iran. L'armateur a confirmé l'incident ce matin, précisant que l'attaque a fait des blessés parmi les membres d'équipage, qui ont dû être évacués et soignés, et a causé des dommages au navire.
Contexte géopolitique tendu
Cette attaque survient au lendemain du lancement du Projet Liberté par Donald Trump, une opération visant à escorter les navires bloqués dans le Golfe. Cependant, l'opération d'escorte a été interrompue après seulement un jour, le président américain espérant parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Position de la France
Emmanuel Macron a déclaré que la France n'a en aucun cas été visée par cette attaque, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement. La ministre déléguée de l'Énergie, Maud Bregeon, a souligné que le navire n'était pas sous pavillon français mais maltais, avec un équipage philippin, et a exprimé la solidarité de la France envers l'équipage. CMA CGM suit la situation de près et reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.
Autres attaques récentes
L'Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé deux autres attaques survenues dimanche : le vraquier Minoan Falcon et le pétrolier TMO Barakah, ce dernier appartenant à la compagnie pétrolière nationale émiratie Adnoc, ont été touchés par deux drones au large d'Oman. L'équipage du pétrolier a dû abandonner le navire.



