Tchernobyl : 500 millions d'euros pour réparer l'arche endommagée par un drone russe
500 millions pour réparer l'arche de Tchernobyl

Un coût colossal pour la sécurité nucléaire

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dévoilé jeudi 26 mars un chiffre qui donne le vertige : les réparations de l'arche du sarcophage de Tchernobyl, en Ukraine, endommagée par un drone russe en février 2025, s'élèveront aux alentours de 500 millions d'euros. Cette annonce intervient lors de la première journée de la réunion des ministres du G7, présidée par la France à l'abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet.

Une structure vitale perforée

La structure métallique, installée en 2016 pour recouvrir le réacteur ayant explosé en avril 1986, a été perforée par un drone russe l'an passé. Cette arche moderne protège un premier sarcophage construit à la hâte par les Soviétiques après la catastrophe. « Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions provoquées par ce drone », a déclaré Jean-Noël Barrot lors d'un point presse. Il a souligné le rôle crucial du G7 comme catalyseur dans la levée de fonds, en collaboration étroite avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Le G7, une plateforme d'action multilatérale

Jean-Noël Barrot, qui préside cette réunion du G7, entend faire de cette édition un « G7 de convergences » et de « résultats ». Son homologue américain, Marco Rubio, retenu à Washington en raison de l'engagement des États-Unis aux côtés d'Israël dans un conflit contre l'Iran, doit se joindre aux discussions vendredi. Le chef de la diplomatie française a mis en avant plusieurs priorités :

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  • La lutte contre le terrorisme, avec l'organisation d'une conférence « No Money For Terror » à Paris en mai pour tarir son financement.
  • La lutte contre le narcotrafic, particulièrement actif dans la Caraïbe, zone de transit et de destination affectant directement les territoires français d'Outre-Mer.
  • La création d'un réseau des ports du G7 et des pays partenaires pour améliorer le partage d'informations et l'efficacité collective contre les trafics.

Une conférence régionale de sécurité se tiendra ainsi en Martinique en juillet, renforçant l'engagement français dans cette lutte.

Un enjeu de sécurité internationale

Cet incident à Tchernobyl rappelle avec acuité les vulnérabilités des infrastructures critiques en temps de conflit. Les 500 millions d'euros nécessaires ne représentent pas seulement un coût financier, mais un impératif de sécurité nucléaire pour l'Ukraine et l'Europe toute entière. La mobilisation du G7 et de la BERD sera donc déterminante pour assurer la restauration de cette arche, symbole de la protection contre les radiations persistantes du site le plus contaminé au monde.

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