Une opération nocturne israélienne fait 41 morts au Liban
Dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, une opération militaire israélienne a semé la dévastation à Nabi Chit, un village situé dans la vallée de la Bekaa, à l'est du Liban. Les forces spéciales israéliennes ont creusé un trou béant dans le cimetière de la famille Al-Chokr, espérant y trouver les restes du pilote disparu Ron Arad, capturé lors d'un raid aérien en 1986. L'opération s'est soldée par un échec, les soldats étant repartis bredouilles, mais non sans avoir causé des pertes humaines considérables.
Un bilan humain lourd et des réactions indignées
Selon le ministère de la santé libanais, l'intervention a provoqué la mort de 41 personnes, dont trois soldats, et a blessé 40 autres. Aucune victime n'a été signalée du côté israélien. Les villageois, choqués par la violence de l'opération, ont exprimé leur colère. « Regardez cela ! », s'exclame un habitant de Nabi Chit, refusant de donner son nom, en pointant du doigt le cratère formé par un bombardement sur la place principale. « Ils sont capables de faire un massacre pour arriver à leurs fins dans une opération qui n'a aucun objectif militaire. »
Un autre villageois, dont le cousin a été tué, interpelle la communauté internationale : « Le soutien international dont bénéficie Israël lui permet de commettre des massacres comme celui-ci. Est-il normal de tuer autant de gens, d'enfants, pour extraire les restes d'un corps ? » Ces propos reflètent l'indignation grandissante face à une opération perçue comme disproportionnée.
Les justifications israéliennes et l'engagement affirmé
Samedi soir, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a reconnu que ses soldats avaient mené une « opération spéciale pour localiser et libérer le pilote Ron Arad », tout en admettant qu'ils n'avaient pas obtenu les résultats escomptés. Cependant, il a assuré que « l'engagement de l'Etat d'Israël et le mien à mener à bien toutes nos missions concernant les prisonniers de guerre et les disparus sont absolus et inébranlables ».
Cette déclaration souligne la détermination israélienne à poursuivre ses objectifs, malgré les conséquences humaines. L'opération, menée dans un bastion du Hezbollah, illustre les tensions persistantes dans la région et la complexité des conflits au Moyen-Orient.
Les événements de Nabi Chit rappellent la vulnérabilité des populations civiles dans les zones de conflit et soulèvent des questions sur les méthodes employées par les forces militaires. Alors que les investigations se poursuivent, la communauté internationale reste attentive aux développements de cette situation explosive.



