Une coalition internationale pour débloquer le détroit d'Ormuz
Les chefs d'état-major de 35 pays se sont réunis en visioconférence ce jeudi 26 mars 2026, dans une initiative coordonnée par la France, pour mettre sur pied une coalition visant à rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz. Cette voie maritime stratégique est actuellement paralysée depuis l'offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, déclenchée le 28 février 2026.
Une réponse défensive et décorrélée des combats
Le ministère français des Armées a précisé que cette réunion avait pour objectif de recueillir les positions des nations souhaitant participer à une démarche coordonnée pour contribuer à la sécurité de la navigation dans cette zone. L'initiative est décrite comme décorrélée des opérations militaires en cours et s'inscrit dans une logique strictement défensive, afin de ne pas être associée aux offensives américaines et israéliennes.
Cette approche reflète la position de nombreux pays, prêts à œuvrer pour la sécurisation du détroit tout en maintenant une distance avec les actions militaires directes. Le ministère britannique de la Défense a confirmé que Londres et Paris organisaient cette réunion, rassemblant les signataires d'un communiqué appelant à un moratoire des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe.
Impact économique et soutien international
La paralysie du détroit d'Ormuz, par où transite normalement un cinquième de la production mondiale de pétrole et une part significative de gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse des prix des hydrocarbures, avec des répercussions économiques mondiales. Pour répondre à cette crise, un communiqué conjoint, initié par la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, a reçu l'approbation d'une trentaine de pays, incluant les Émirats arabes unis et Bahreïn.
Plusieurs médias britanniques, tels que le Guardian et le Times, ont rapporté que Londres a proposé d'accueillir une conférence internationale à Portsmouth ou Londres pour consolider cette coalition. Cette étape viserait à formaliser les engagements des pays participants dans la mission de sécurisation du détroit.
Perspectives pour le commerce mondial
La réunion de ce jeudi marque une étape cruciale vers le rétablissement du commerce mondial, en particulier pour les flux d'hydrocarbures. Les dizaines d'unités maritimes actuellement en attente des deux côtés du détroit illustrent l'urgence de la situation. Les efforts coordonnés de ces 35 pays pourraient permettre de relancer la navigation et stabiliser les marchés énergétiques, atténuant ainsi l'impact économique du conflit.
En résumé, cette initiative internationale, bien que défensive, représente un pas significatif vers la résolution de la crise du détroit d'Ormuz, avec des implications majeures pour la sécurité maritime et l'économie globale.



