Trump assure que l'Iran renoncera au péage d'Ormuz
Trump : l'Iran renoncera au péage d'Ormuz

Donald Trump a déclaré mercredi 24 juin que l'Iran renoncerait à imposer un péage aux navires traversant le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Le président américain a affirmé que Téhéran avait cédé sous la pression des États-Unis, qui avaient menacé de représailles militaires si cette mesure était mise en œuvre.

Une menace de péage contestée

Le projet iranien, annoncé début juin, visait à taxer les pétroliers étrangers empruntant le détroit d'Ormuz, en représailles aux sanctions américaines. Selon les gardiens de la révolution iraniens, cette taxe devait compenser les pertes économiques subies par Téhéran. Washington avait immédiatement qualifié cette initiative de « chantage pur et simple ».

« Ils ont reculé. Ils ne feront pas payer de péage. Nous avons été très clairs : cela ne se produira pas », a déclaré Trump lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. Il a ajouté que les États-Unis maintenaient une présence militaire dissuasive dans la région.

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Réactions à Téhéran

Les autorités iraniennes n'ont pas officiellement confirmé l'abandon du projet. Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a simplement indiqué que « les discussions se poursuivent » sans donner plus de détails. Des analystes estiment que la menace américaine a pesé lourd dans la décision iranienne, mais que Téhéran pourrait chercher d'autres moyens de pression.

Le détroit d'Ormuz, large de seulement 33 kilomètres à son point le plus étroit, est un passage obligé pour le pétrole du Golfe. Toute perturbation du trafic pourrait faire flamber les prix mondiaux. L'Agence internationale de l'énergie a rappelé que 17 millions de barils de pétrole transitent chaque jour par cette voie.

Conséquences économiques

Les marchés pétroliers ont réagi positivement à l'annonce de Trump, avec une légère baisse des cours du brut. Les analystes de Goldman Sachs estiment que la levée de la menace réduit les risques de perturbation de l'offre. « Cela élimine un facteur de volatilité à court terme », a commenté un expert.

Cette affaire illustre les tensions persistantes entre Washington et Téhéran depuis le retrait américain de l'accord nucléaire iranien en 2018. Les sanctions américaines ont réduit les exportations iraniennes de pétrole de plus de 80 %, plongeant l'économie iranienne dans une crise profonde.

Prochaines étapes

Reste à savoir si l'Iran respectera son engagement. Trump a prévenu que toute tentative de rétablir le péage serait « rencontrée par une force écrasante ». La communauté internationale suit de près la situation, alors que les négociations sur le nucléaire iranien restent au point mort.

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