Un document divulgué par un collectif de hackers révèle que la Russie continue de vendre des avions de combat à des clients étrangers, notamment l'Iran, l'Algérie et l'Éthiopie, en dépit des sanctions internationales imposées après l'invasion de l'Ukraine.
Des fuites de données explosives
Le 3 octobre 2025, le collectif de hackers Black Mirror a partagé près de 300 documents internes du conglomérat russe Rostec, spécialisé dans la défense. Publiées sur Telegram, ces fuites ont été analysées par Defence blog, relayé par Géo. Les documents détaillent les prix, les calendriers de livraison et les plans d'exportation d'avions de combat Sukhoi destinés à plusieurs clients étrangers.
Les contrats révélés
Selon le tableau divulgué, l'Iran a commandé 48 chasseurs multirôles Su-35, l'Algérie a acheté 12 chasseurs de cinquième génération Su-57 et 14 avions d'attaque Su-34, tandis que l'Éthiopie a signé un contrat pour six Su-35. Ces contrats auraient été initiés avant ou peu après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie.
Un contournement des sanctions
Depuis plus de trois ans, les pays occidentaux ont imposé des sanctions contre la Russie, interdisant notamment l'exportation et l'importation de matériel militaire. Ces révélations suggèrent que Moscou parvient à contourner ces restrictions. L'authenticité de la fuite n'a pas encore été vérifiée de manière indépendante, et le Kremlin n'a pas réagi publiquement.
Cette affaire intervient alors que la guerre en Ukraine se prolonge, avec des conséquences économiques et militaires majeures pour la Russie.



