Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept ont donné leur feu vert final, ce vendredi 25 juin, à l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis. Cet accord, négocié depuis plusieurs années, vise à réduire les barrières tarifaires et non tarifaires, facilitant ainsi les échanges entre les deux blocs économiques.
Un vote historique
La décision a été prise à l'unanimité lors d'une réunion à Luxembourg. Selon une source diplomatique, « c'est un moment historique pour le commerce transatlantique ». L'accord doit maintenant être ratifié par le Parlement européen, ce qui devrait intervenir dans les prochaines semaines.
Détails de l'accord
L'accord prévoit la suppression de droits de douane sur 97 % des produits échangés entre l'UE et les États-Unis, représentant un volume d'échanges annuel de plus de 1 000 milliards d'euros. Il inclut également des dispositions sur la propriété intellectuelle, les services numériques et les marchés publics.
Impact économique attendu
Selon les estimations de la Commission européenne, l'accord pourrait augmenter le PIB de l'UE de 0,5 % et celui des États-Unis de 0,4 % d'ici 2030. Les secteurs les plus bénéficiaires seraient l'automobile, la chimie et les technologies de l'information.
Le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a salué cette décision, déclarant : « Cet accord est une victoire pour le multilatéralisme et montre que l'UE et les États-Unis peuvent travailler ensemble pour façonner les règles du commerce mondial. »
Réactions mitigées
Si les milieux d'affaires se réjouissent, des organisations non gouvernementales et des syndicats ont exprimé des réserves. Ils craignent que l'accord n'affaiblisse les normes environnementales et sociales. Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 500 000 signatures demandant un référendum sur le sujet.
Le ministre français du Commerce extérieur, Franck Riester, a toutefois assuré que « des garde-fous solides ont été inclus pour protéger les consommateurs et l'environnement ».



