Afrique du Sud : nouvelle flambée de violences xénophobes
Violences xénophobes en Afrique du Sud

L'Afrique du Sud connaît une nouvelle poussée de violence xénophobe, avec des attaques ciblant les ressortissants étrangers dans plusieurs townships du pays. Des témoins rapportent des scènes de pillage, d'incendies et d'agressions physiques, tandis que les autorités peinent à endiguer la vague de haine.

Des violences qui se multiplient

Depuis plusieurs semaines, des quartiers populaires de Johannesburg, Durban et du Cap sont le théâtre d'incidents violents. Des commerces tenus par des étrangers sont saccagés, et des familles entières sont contraintes de fuir leur domicile. 'On m'a frappé parce que je suis étrangère', témoigne une ressortissante zimbabwéenne, encore sous le choc.

Un phénomène récurrent

Ces violences ne sont pas nouvelles en Afrique du Sud. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait plus de 60 morts. En 2015 et 2019, de nouvelles flambées avaient endeuillé le pays. Les causes sont multiples : chômage élevé, inégalités criantes, discours politiques stigmatisants et frustration sociale.

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Les étrangers, boucs émissaires

Les migrants africains, souvent venus du Zimbabwe, du Mozambique ou du Nigeria, sont accusés de voler les emplois et d'augmenter la criminalité. 'Ils sont devenus des boucs émissaires faciles dans un contexte de crise économique', analyse un sociologue sud-africain.

La réponse des autorités

Le gouvernement a condamné ces actes et promis des arrestations. Des patrouilles policières renforcées ont été déployées, mais les associations dénoncent une réaction trop tardive. 'L'État doit protéger tous les habitants, quelle que soit leur nationalité', insiste une ONG locale.

Une crise humanitaire

Des milliers de personnes déplacées cherchent refuge dans des centres d'accueil temporaires. La situation humanitaire est précaire, avec un manque de nourriture, d'eau et de soins. Les organisations internationales appellent à une aide d'urgence.

Des racines profondes

Au-delà des violences immédiates, c'est tout le modèle social sud-africain qui est questionné. L'héritage de l'apartheid, les inégalités persistantes et la faiblesse de l'État de droit alimentent un terreau fertile pour la xénophobie. 'Tant que les problèmes structurels ne seront pas résolus, ces violences risquent de se reproduire', avertit un expert.

Les voix de la société civile s'élèvent pour promouvoir la coexistence et le dialogue intercommunautaire. Mais dans les townships, la peur et la méfiance dominent. Pour les étrangers, chaque jour est une lutte pour survivre dans un pays qui les rejette.

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