Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie et de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises, confrontées à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux.
Une course à l'exportation semée d'obstacles
Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques, comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Méthodologie du classement
Le classement qui suit repose sur l'analyse des recherches Google effectuées depuis la France sur les douze derniers mois. À partir de requêtes-souches liées aux études à l'international ("étudier en…", "double diplôme à", "Erasmus au", "master en…"), L’Express Education a extrait via un logiciel spécialisé plus de 7 500 mots-clés uniques, dont 3 300 ont pu être rattachés à un pays de destination, couvrant 45 pays. Les volumes de recherche mensuels ont été agrégés par pays pour établir le classement. Ce baromètre ne mesure pas les flux réels de mobilité étudiante, mais l'intention de recherche, soit ce que les étudiants français envisagent avant de partir.



