Visite interdite de Tchernobyl : notre journaliste raconte son exploration
Tchernobyl : un journaliste raconte sa visite en zone interdite

En 2017, Nicolas Pascal, journaliste à Var-matin basé à Saint-Raphaël, a eu l'occasion de visiter la zone d'exclusion de Tchernobyl à titre personnel. Il témoigne de cette expérience hors du commun.

Une excursion organisée depuis Kiev

Nicolas Pascal raconte : « Mon voyage remonte à novembre 2017. J’avais un ami ukrainien qui m’avait invité à venir le voir à Kiev. Pendant mon séjour, j’ai appris qu’il existait des sorties pour visiter Tchernobyl. Je me suis inscrit. » Pour environ 60 ou 70 euros, il a participé à une expédition d’une journée. Le rendez-vous était fixé au matin, derrière la gare de Kiev. Un mini-bus attendait une dizaine de touristes, accueillis par deux personnes charmantes qui vérifiaient les réservations et expliquaient le déroulement.

Consignes de sécurité strictes

Dès le trajet d’une heure, la guide a abordé le caractère radioactif de la visite. « Elle nous a assuré qu’il n’y aurait aucun problème pour notre santé, mais que les risques venaient du toucher ou d’une exposition prolongée. Nous étions prévenus : nous allions parcourir la ville fantôme sans toucher quoi que ce soit, et au pas de course, sans nous attarder dans des lieux clos. »

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Procédures de contrôle

Avant d’entrer dans la zone, les visiteurs passaient un sas, semblable à celui d’un aéroport, pour mesurer leur niveau de radiation, naturellement négligeable. Un second passage en fin de journée vérifiait qu’ils n’avaient pas accumulé de radioactivité. Chacun recevait un radiamètre pour mesurer en permanence l’intensité du rayonnement, qui est resté très faible toute la journée.

Découverte de Prypiat, la ville fantôme

La guide a emmené le groupe dans divers lieux abandonnés : une forêt aux arbres à l’écorce rougie, une école, des immeubles d’habitation, un hôtel, le réacteur et son sarcophage, un centre de commandement militaire soviétique. « Tout est resté figé, là où Prypiat saisit le visiteur à la gorge. Le béton se dresse par endroits comme des stèles grises sous un ciel de plomb », décrit Nicolas Pascal, encore marqué. Malgré tout, le groupe a pris une rapide collation sur place avant de continuer vers d’autres endroits lugubres : un dortoir d’enfants abandonné, un cimetière, un monument soviétique dédié aux disparus. « Chaque pièce est un tableau d’une mélancolie absolue », ajoute-t-il.

Une expérience entre tristesse et excitation historique

Au-delà de la tristesse et de la compassion ressenties devant ces lieux sinistres, le journaliste retient surtout « l’excitation de découvrir un morceau d’histoire ». Cette visite lui a permis de se confronter directement aux vestiges de la catastrophe nucléaire de 1986.

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