Tchad : huit opposants condamnés à huit ans de prison ferme
Tchad : huit opposants condamnés à huit ans de prison

Au Tchad, huit dirigeants de l'opposition ont été condamnés à huit ans de prison ferme, a annoncé leur avocat ce vendredi 8 mai. Les peines ont été prononcées par le tribunal criminel de N'Djamena pour des faits de « tentative de déstabilisation du régime » et d'« atteinte à la sûreté de l'État ».

Une peine lourde pour les opposants

Les huit hommes, parmi lesquels figurent des figures importantes de l'opposition tchadienne, ont été reconnus coupables d'avoir participé à un complot visant à renverser le gouvernement en place. Selon leur avocat, Me Djimrangar Dadnadji, la décision du tribunal est « politique » et « injuste ». Il a annoncé son intention de faire appel de ce jugement.

Les chefs d'accusation

Les accusations portaient notamment sur des réunions secrètes et la préparation d'actions violentes contre les institutions de l'État. Les prévenus, qui ont toujours nié les faits, ont été arrêtés en mars 2025 et détenus depuis lors dans la prison de N'Djamena. Leur procès, qui a duré plusieurs mois, a été marqué par des tensions et des irrégularités procédurales, selon les avocats de la défense.

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Réactions internationales

Cette condamnation a suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale. L'Union africaine et l'Union européenne ont exprimé leur préoccupation face à ce qu'elles considèrent comme un recul de la démocratie au Tchad. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont également dénoncé une « instrumentalisation de la justice » à des fins politiques.

Un climat politique tendu

Le Tchad est dirigé d'une main de fer par le président Mahamat Idriss Déby depuis son arrivée au pouvoir en 2021. L'opposition est régulièrement réprimée et les voix dissidentes sont souvent réduites au silence. Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte de tensions accrues avant les élections législatives prévues pour la fin de l'année.

Les huit condamnés risquent désormais de passer plusieurs années derrière les barreaux, ce qui affaiblit davantage l'opposition tchadienne. Leurs partisans appellent à une mobilisation pour obtenir leur libération, tandis que le gouvernement reste inflexible, affirmant que la justice a suivi son cours.

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