La Russie a mené dans la nuit de samedi à dimanche sa plus vaste attaque de drones contre l’Ukraine depuis le début de la guerre en 2022, avec 273 engins lancés principalement sur Kiev et l’est du pays, selon l’armée ukrainienne. Une femme a été tuée et plusieurs personnes blessées. Kiev soupçonne Moscou de préparer l’envoi d’un missile balistique dans les prochaines heures.
Attaque massive
Dimanche matin, à 8 h locales (5 h GMT), la Russie avait lancé 273 drones contre l’Ukraine, visant essentiellement la région centrale de Kiev, la capitale, et celles de Dnipropetrovsk et Donetsk dans l’est du pays, selon l’armée de l’air ukrainienne. Selon ces données, il s’agit de la plus vaste attaque russe de ce type depuis le début de la guerre. À la veille du troisième anniversaire de son invasion à grande échelle de l’Ukraine, la Russie avait tiré 267 drones le 23 février, ce qui constituait alors un record.
Bilan humain et réactions
L’attaque menée dans la nuit a tué une femme de 28 ans au sud de Kiev et fait au moins trois blessés, dont un enfant de quatre ans, ont dit les autorités ukrainiennes. Les sirènes d’alerte ont retenti pendant neuf heures au cours de la nuit dans la région de Kiev et dans l’est de l’Ukraine, avant de se taire aux alentours de 9 h. Des unités de défense antiaérienne ont dû être engagées à plusieurs reprises pour tenter de repousser cette attaque, a dit l’armée ukrainienne sur Telegram. Elles ont détruit 88 drones tandis que 128 autres appareils de leurre se sont perdus sans toucher aucune cible, a-t-elle ajouté.
Les services de renseignement ukrainiens ont en outre déclaré qu’ils pensaient que Moscou avait l’intention de tirer un missile balistique intercontinental plus tard dans la journée de dimanche dans le but d’intimider l’Occident. Cette attaque intervient avant un entretien prévu lundi entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine concernant un projet de cessez-le-feu.
"Cela a été une nuit difficile. Les Russes ont toujours utilisé la guerre et les attaques pour intimider tout le monde lors de négociations", a dit Andriy Kovalenko, chef du centre ukrainien de lutte contre la désinformation, sur Telegram. La Russie ne s’est pas exprimée sur ces bombardements dans l’immédiat.



