Ce 26 juin 2026, l'actualité régionale en Occitanie est marquée par plusieurs faits majeurs : explosion du tabac de contrefaçon, précarité record, disparition inquiétante d'une jeune fille à Montpellier, procès d'une aide-soignante dans l'Aveyron, et installation d'un bunker dans le Gard.
Tabac de contrefaçon : une explosion sans précédent en Occitanie
Selon une étude d'Imperial Brands Seita, le tabac de contrefaçon représente désormais 25,5 % de la consommation régionale en Occitanie, soit le taux le plus élevé de France. À Montpellier, la part des cigarettes contrefaites est passée de 0,6 % en 2018 à 30 % en 2025. En 2025, le trafic de tabac représentait 28,6 % des organisations criminelles démantelées par les douanes, devant le trafic de stupéfiants. Au total, près de 40 % du marché du tabac en Occitanie relèverait désormais de circuits parallèles. Cette situation s'explique par la proximité de l'Espagne et de l'Andorre, où le tabac est moins cher.
Précarité : l'Occitanie, région la plus pauvre de France
Selon le dernier baromètre de l'Insee, 18,6 % des habitants d'Occitanie vivent sous le seuil de pauvreté, contre 15,9 % en moyenne dans le reste de la France métropolitaine. La région se classe également en 2e position pour le taux de chômage le plus élevé. Le RSA y est le minimum social le plus distribué.
Disparition inquiétante d'Amal Martou à Montpellier
Amal Martou, 18 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le mercredi 24 juin, après avoir quitté son domicile vers 14 heures pour faire des courses. Elle mesure 1,55 m, a les cheveux bruns attachés en chignon, les yeux marron foncé et porte trois perles blanches à chaque oreille. La police nationale a qualifié cette disparition d'inquiétante et appelle toute personne ayant des informations à contacter le 04 99 13 51 17 ou le 17.
Une aide-soignante jugée pour violences sur personnes vulnérables dans l'Aveyron
Une aide-soignante de 55 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Millau pour des violences commises entre mars 2021 et juin 2023 à la maison d'accueil spécialisée de Saint-Léons. Les faits incluent administration de doses de médicaments supérieures aux prescriptions, enfermements à clé et gestes brutaux, notamment avec un résident autiste. Placée en garde à vue en 2024 puis en 2025, elle a contesté les faits. Le jugement sera rendu le 17 septembre prochain.
Une Gardoise installe un bunker dans son jardin
Une habitante du Gard, qui préfère rester anonyme sous le prénom de Sandra, a fait construire un abri antiatomique dans son jardin il y a un an. L'ouvrage, dissimulé sous la pelouse, est relié à l'eau courante et à l'électricité. Les travaux ont duré trois mois pour un coût de 80 000 euros, financés par son épargne et un crédit personnel. Sandra explique : "Je suis une personne plutôt rationnelle. Mais lorsque je conduis une voiture, je prends une assurance. Pour ma maison, c'est pareil. Le monde d'aujourd'hui est très instable." Peu de personnes dans son entourage sont au courant.



