Au moins 50 personnes ont perdu la vie au Nigeria après le chavirement d'un bateau en bois surchargé sur le fleuve Niger, dans l'État de Kwara, a annoncé l'Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) ce jeudi 20 août 2026. L'accident s'est produit dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août, au large de la communauté de Gbajibo, dans la zone de gouvernement local de Mokwa.
Un bilan humain lourd et des opérations de secours en cours
Selon le porte-parole de la NEMA, Ibrahim Audu, le bateau transportait entre 200 et 250 passagers, ainsi que des marchandises, lorsqu'il a chaviré. Les secouristes ont pu récupérer 50 corps sans vie, tandis que 24 personnes ont été secourues vivantes. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d'éventuels survivants ou victimes.
« Le bateau était en bois et il a chaviré sur le fleuve Niger. Nous avons jusqu'à présent récupéré 50 corps et 24 personnes ont été secourues vivantes », a déclaré M. Audu à l'Agence France-Presse (AFP). Il a précisé que le nombre exact de personnes à bord reste difficile à établir en raison de l'absence de registre des passagers.
Les causes du drame : surcharge et navigation de nuit
Les premières informations indiquent que l'embarcation était fortement surchargée, ce qui aurait contribué à son chavirement. La navigation de nuit, sans éclairage suffisant, est également pointée du doigt comme un facteur aggravant. Les accidents de bateau sont fréquents au Nigeria, où le transport fluvial est un mode de déplacement courant, mais souvent peu réglementé.
Le gouverneur de l'État de Kwara, AbdulRahman AbdulRazaq, a exprimé sa tristesse face à cette tragédie et a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a promis que son administration prendrait des mesures pour renforcer la sécurité sur les voies navigables de l'État.
Un problème récurrent de sécurité fluviale
Ce naufrage est le dernier d'une série d'accidents mortels sur les fleuves et lacs du Nigeria. En 2023, un autre chavirement de bateau surchargé dans l'État de Niger avait fait plus de 100 morts. Les causes sont souvent les mêmes : surcharge, mauvais état des embarcations, absence de gilets de sauvetage et navigation de nuit.
Les autorités nigérianes peinent à faire respecter les règles de sécurité, et les communautés riveraines, souvent dépourvues d'infrastructures routières, dépendent du transport fluvial pour leurs déplacements et le commerce. La NEMA a indiqué que des équipes de secours supplémentaires ont été déployées sur place pour aider les familles des victimes et participer aux recherches.



