Au moins 40 personnes ont été tuées par des hommes armés dans le nord du Nigeria, a annoncé lundi le gouvernement local. L'attaque s'est produite dimanche soir dans l'État de Kaduna, une région régulièrement en proie à des violences entre communautés et à des enlèvements de masse.
Déroulement de l'attaque
Selon les autorités locales, des hommes armés non identifiés ont attaqué plusieurs villages de la zone de gouvernement local d'Ikara. Ils ont ouvert le feu sur les habitants et incendié des maisons. Les secours ont retrouvé les corps de 38 personnes sur les lieux, tandis que deux autres sont mortes de leurs blessures à l'hôpital. Le bilan pourrait s'alourdir, car des opérations de recherche sont en cours dans les zones environnantes.
Réactions des autorités
Le gouverneur de l'État de Kaduna, Uba Sani, a condamné l'attaque dans un communiqué, la qualifiant de "barbare et insensée". Il a ordonné le déploiement de renforts de sécurité dans la région et promis de traduire les auteurs en justice. "Nous ne tolérerons pas que des criminels sèment la terreur dans notre État", a-t-il déclaré.
Contexte de violences
Le nord-ouest du Nigeria est en proie à une escalade de violences perpétrées par des bandes armées, souvent appelées "bandits". Ces groupes attaquent les villages, volent du bétail, kidnappent des habitants pour obtenir des rançons et tuent ceux qui résistent. Les forces de sécurité, déjà surchargées par la lutte contre les insurgés jihadistes dans le nord-est, peinent à endiguer cette menace. Les groupes de défense des droits humains dénoncent régulièrement l'inaction des autorités face à ces attaques récurrentes.
Cette attaque survient quelques jours seulement après que des hommes armés ont enlevé au moins 70 personnes dans l'État de Zamfara, également dans le nord du pays. Les enlèvements de masse sont devenus monnaie courante au Nigeria, où les gangs exigent des rançons pouvant atteindre des millions de nairas.
Le président nigérian, Bola Tinubu, a exprimé sa consternation face à ce nouveau drame et a réitéré son engagement à renforcer la sécurité dans le pays. Cependant, les critiques estiment que les mesures prises jusqu'à présent sont insuffisantes face à l'ampleur de la crise sécuritaire.



