Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué ce samedi 26 avril lors d'une attaque jihadiste dans le centre du Mali, a annoncé le gouvernement dans un communiqué. L'attaque s'est produite dans la région de Mopti, une zone régulièrement ciblée par les groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique.
Une attaque meurtrière
Selon des sources sécuritaires, le convoi du ministre a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés alors qu'il se rendait dans une localité de la région. L'escorte militaire a tenté de riposter, mais l'attaque a été rapide et violente. Outre le ministre, plusieurs membres de sa garde rapprochée ont également perdu la vie. Le bilan exact n'a pas encore été communiqué.
Réactions immédiates
Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a exprimé sa profonde tristesse et a décrété un deuil national de trois jours. Dans un message télévisé, il a qualifié Sadio Camara de "martyr de la nation" et a promis que les auteurs de cet acte "ne resteront pas impunis".
Un pilier de la junte
Sadio Camara, 45 ans, était une figure clé du régime militaire arrivé au pouvoir par un coup d'État en 2020. En tant que ministre de la Défense, il supervisait la lutte contre les groupes jihadistes qui sévissent dans le pays depuis 2012. Sa mort constitue un coup dur pour la junte, qui cherche à consolider son autorité face à une insécurité croissante.
Contexte sécuritaire
Le Mali est en proie à une violence jihadiste persistante malgré la présence de forces internationales et régionales. Les groupes armés contrôlent de vastes zones rurales et mènent régulièrement des attaques contre l'armée et les civils. La mort de Sadio Camara soulève des questions sur la capacité du gouvernement à protéger ses hauts responsables.
Enquête en cours
Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier les responsables de cette attaque. Aucun groupe n'a revendiqué l'opération pour le moment, mais les soupçons se portent sur le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) et l'État islamique au Grand Sahara (EIGS).
Cette attaque intervient alors que le Mali fait face à des tensions diplomatiques avec ses voisins et la communauté internationale, notamment en raison de son rapprochement avec la Russie. La mort de Sadio Camara pourrait compliquer davantage la situation sécuritaire et politique du pays.



