Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 septembre, Christophe Rivenq, maire LR d'Alès (Gard), a été exfiltré de son domicile par le Raid, selon nos confrères du Parisien. Cette intervention fait suite à une suspicion de voiture piégée, après des menaces de mort réitérées du groupe criminel marseillais DZ Mafia. Des mesures de protection renforcées ont été déployées sur demande du ministre de l'Intérieur.
Une enquête ouverte après une enveloppe contenant deux balles
Tout avait commencé jeudi dernier, quand l'épouse du maire a découvert dans la boîte aux lettres une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm, signée « DZ Mafia », accompagnée de tags menaçants sur les murs de la propriété. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte par le parquet d'Alès. Le procureur Abdelkrim Grini a qualifié cette affaire de « palier inquiétant » franchi dans un territoire gangrené par le narcotrafic.
Un soutien politique transpartisan et une mobilisation des forces de l'ordre
L'affaire a suscité un large soutien politique transpartisan et une mobilisation des forces de l'ordre. Les investigations, confiées notamment à des magistrats marseillais spécialisés, se poursuivent. Cet événement illustre la pression croissante exercée par le narcotrafic sur les élus de terrain et la détermination affichée des autorités à ne pas céder.
Le ministre de l'Intérieur demande une attention particulière
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait demandé la semaine dernière « une attention particulière à la sécurité au niveau du maire » et le déploiement de la CRS84 dans la ville d'Alès pour renforcer la présence policière. Selon une source proche du dossier, les menaces visaient à faire pression sur le maire dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue dans la région.



