Le conflit entre Israël et le Hezbollah a des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire au Liban. Selon un rapport des Nations unies publié ce mercredi, environ 1,2 million de personnes sont désormais menacées par une insécurité alimentaire aiguë dans le pays. Cette situation est directement liée aux affrontements qui ont dévasté les infrastructures agricoles et perturbé les chaînes d'approvisionnement.
Une crise humanitaire qui s'aggrave
Les combats, qui ont éclaté en octobre dernier, ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes et la destruction de terres agricoles. Les régions les plus touchées sont le sud du Liban et la vallée de la Bekaa, où l'agriculture est la principale source de revenus. Les récoltes ont été anéanties, et l'accès aux marchés est devenu extrêmement difficile.
Des chiffres alarmants
Le rapport de l'ONU indique que le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë a augmenté de 40 % depuis le début du conflit. Près de 200 000 personnes sont désormais en phase d'urgence, soit un niveau juste en dessous de la famine. Les enfants et les femmes sont particulièrement vulnérables, avec une augmentation des cas de malnutrition.
Appel à l'aide internationale
Les organisations humanitaires lancent un appel urgent à la communauté internationale pour mobiliser des fonds et fournir une aide alimentaire d'urgence. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a déjà distribué des vivres à plus de 500 000 personnes, mais les besoins restent immenses. Sans une intervention rapide, la situation pourrait devenir catastrophique.
Des causes multiples
Outre les destructions directes liées aux combats, la crise économique libanaise préexistante aggrave la situation. L'inflation galopante a rendu les produits alimentaires inabordables pour une grande partie de la population. Le pays importe 80 % de sa nourriture, et la dépréciation de la monnaie a considérablement réduit le pouvoir d'achat.
Les experts soulignent que la résolution du conflit est essentielle pour permettre une reprise agricole et un retour à la normale. En attendant, la communauté internationale doit intensifier son soutien pour éviter une famine généralisée.



