Un collégien victime de harcèlement physique en Ariège
Depuis la rentrée de septembre 2025, un élève de sixième scolarisé à Pamiers, en Ariège, vit un calvaire. Il subit des violences physiques répétées de la part de plusieurs camarades. Sa mère a déposé deux plaintes et le médecin a finalement prescrit un arrêt de travail pour l'enfant.
Des violences quotidiennes
L'enfant a confié à sa mère qu'il se faisait taper au collège. « Ils lui courent après, l'ont traîné par terre. Quand ils sont plusieurs, l'un le tient contre un mur, l'autre le tape au visage, lui met des coups de pied dans les parties intimes », a-t-elle raconté à nos confrères de La Dépêche. Les sévices incluent des claques, des coups de pied et des humiliations. Le garçon a également rapporté avoir eu du sang dans la bouche après une agression.
Une scolarité compromise
Les résultats scolaires de l'élève ont chuté. L'équipe éducative a proposé un placement en établissement spécialisé, mais les parents ont refusé, estimant que les difficultés sont directement liées au harcèlement. Le collège a mis en place des mesures de protection, mais la famille estime que cela ne suffit pas.
Des plaintes déposées
La mère a porté plainte à deux reprises. La première pour des violences habituelles commises par cinq mineurs, la seconde après une agression ayant laissé des traces de sang. Dans sa déposition, l'enfant a confié avoir du mal à dormir car il pense à ce qu'il subit au collège. Il n'a plus envie d'aller en cours.
La réponse de l'Éducation nationale
Contactée, la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale indique que la situation est « bien connue » et « suivie avec beaucoup de vigilance ». Les parents souhaitent un changement d'établissement pour leur fils. En attendant, l'arrêt maladie permet à l'enfant de ne plus se rendre au collège.



