Dans une tribune publiée sur le site de Libération, des scientifiques mettent en garde contre les parallèles hâtifs entre le hantavirus et le pangolin, soulignant les spécificités du caracara de Darwin. Selon eux, cet oiseau de proie, récemment identifié comme porteur du virus, ne doit pas être stigmatisé comme un nouveau pangolin, responsable de la transmission du Covid-19.
Le caracara de Darwin, un oiseau mal compris
Le caracara de Darwin, un rapace endémique des îles Galápagos, a été détecté porteur du hantavirus, un virus qui provoque une maladie respiratoire grave chez l'homme. Cependant, les auteurs de la tribune insistent sur le fait que cet oiseau n'est pas un réservoir du virus, mais plutôt un hôte accidentel. Contrairement au pangolin, qui a été au centre de controverses sur l'origine du SARS-CoV-2, le caracara de Darwin ne semble pas jouer un rôle clé dans la transmission du hantavirus aux humains.
Les risques de stigmatisation
Les scientifiques craignent que la stigmatisation de cet oiseau ne conduise à des mesures disproportionnées, comme des abattages massifs, qui pourraient nuire à une espèce déjà vulnérable. Ils rappellent que le hantavirus est principalement transmis par les rongeurs, et que les cas d'infection humaine sont rares et généralement liés à une exposition directe à leurs excréments.
Une leçon pour l'avenir
Cette affaire souligne l'importance d'une communication scientifique rigoureuse dans la gestion des crises sanitaires. Les auteurs appellent à éviter les généralisations hâtives et à se concentrer sur les données épidémiologiques solides. Ils concluent que le caracara de Darwin n'est pas le nouveau pangolin, et qu'il est essentiel de protéger la biodiversité tout en luttant contre les maladies infectieuses.



