Le gouvernement grec sous le feu des critiques
Le gouvernement grec est vivement critiqué par l'opposition et les organisations humanitaires après l'attaque israélienne contre une flottille humanitaire qui tentait de se rendre à Gaza. L'incident, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, a fait plusieurs blessés parmi les militants pro-palestiniens à bord des navires.
Une réaction jugée insuffisante
L'opposition parlementaire a accusé le gouvernement de ne pas avoir assuré la protection des navires battant pavillon grec, alors qu'Athènes avait été informée de l'initiative. « Le gouvernement a failli à son devoir de protéger les citoyens et les navires grecs », a déclaré le porte-parole du principal parti d'opposition. Des députés ont réclamé une enquête parlementaire et la convocation du ministre des Affaires étrangères.
Les faits
La flottille, composée de trois navires transportant de l'aide humanitaire, a été interceptée par la marine israélienne en Méditerranée orientale. Selon des témoins, les soldats israéliens ont ouvert le feu après que les militants ont refusé de faire demi-tour. Plusieurs blessés ont été déplorés, dont certains grièvement. Les navires ont ensuite été escortés vers le port d'Ashdod.
Réactions internationales
L'attaque a suscité une vague de condamnations à travers le monde. L'Union européenne a appelé à une enquête indépendante, tandis que les Nations unies ont exprimé leur préoccupation. La Turquie, qui soutenait la flottille, a qualifié l'action d'« acte de piraterie ». De son côté, Israël justifie l'interception en affirmant que la flottille violait le blocus naval de Gaza, imposé pour empêcher l'approvisionnement du Hamas en armes.
Le gouvernement grec se défend
Face aux critiques, le porte-parole du gouvernement grec a déclaré qu'Athènes avait tenté de dissuader les organisateurs de la flottille, les avertissant des risques. « Nous avons agi de manière responsable pour éviter une escalade », a-t-il affirmé, ajoutant que la Grèce soutenait une solution diplomatique pour lever le blocus de Gaza. Cependant, ces explications n'ont pas apaisé la colère de l'opposition et des ONG.
Un précédent controversé
Ce n'est pas la première fois qu'une flottille pour Gaza est attaquée par Israël. En 2010, l'assaut contre le Mavi Marmara avait fait neuf morts turcs, provoquant une grave crise diplomatique. Cette nouvelle attaque relance le débat sur la légalité du blocus et les droits des militants humanitaires en Méditerranée.



