Au moins cinq personnes ont perdu la vie et 34 autres ont été blessées, dont deux enfants, lors de frappes russes visant la ville de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine, ce samedi 25 avril. Les autorités locales ont fait état d'un bilan qui s'alourdit au fil des heures, alors que la ville industrielle, située à plus de 100 kilomètres de la ligne de front, subit un pilonnage intensif depuis plusieurs jours.
Un bilan humain en hausse
Le chef de l'administration militaire régionale de Dnipropetrovsk, Oleksandr Ganja, a d'abord annoncé sur Telegram un bilan de quatre morts et 27 blessés après des frappes survenues dans la nuit et la matinée. Parmi les blessés, un garçon de 9 ans a été pris en charge en ambulatoire, tandis qu'une adolescente de 17 ans a été hospitalisée dans un état jugé modérément grave. Plus tard, une nouvelle frappe russe contre un immeuble résidentiel a fait un mort et sept blessés supplémentaires. « Un immeuble de plusieurs étages a été gravement endommagé. Les Russes ont frappé le même quartier résidentiel que celui visé pendant la nuit », a précisé Oleksandr Ganja.
Zelensky réclame des actions immédiates
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi sur les réseaux sociaux en appelant les partenaires internationaux à agir sans délai. « Chaque frappe de ce type doit rappeler à nos partenaires que la situation exige une action immédiate et décisive. Nous avons besoin d'un renforcement rapide de notre défense aérienne », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur l'urgence d'adopter un 21e paquet de sanctions européennes contre la Russie, estimant que « la pause provoquée par le blocage du 20e paquet a donné à l'agresseur un temps supplémentaire pour s'adapter ».
Sanctions et aide européenne
Les dirigeants européens, réunis jeudi 23 avril à Chypre, ont approuvé un vingtième paquet de sanctions ciblant le secteur bancaire russe et renforçant les restrictions sur les exportations de pétrole. Ils ont également validé un prêt crucial de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, destiné à renforcer sa défense et à couvrir les dépenses de l'État pour 2026-2027. Ce prêt, longtemps bloqué par la Hongrie, représente une bouffée d'oxygène pour Kiev.
Diplomatie au point mort
Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, restent bloqués. Le rôle de médiation des États-Unis, qui avait permis plusieurs cycles de négociations entre Kiev et Moscou, a été suspendu en raison de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février. Dans ce contexte, la situation à Dnipro illustre l'urgence d'une réponse coordonnée face à l'agression russe.



