À Beyrouth, l'immeuble Ahmed Abbas n'est plus qu'un tas de gravats. Cet édifice, situé dans le quartier de Bourj Hammoud, a été détruit par une explosion survenue le 4 mai 2026. L'incident a fait trois morts et une vingtaine de blessés, ravivant les traumatismes d'une ville déjà éprouvée par la double explosion du port en 2020.
Un immeuble chargé d'histoire
Construit dans les années 1950, l'immeuble Ahmed Abbas était un symbole de la diversité libanaise. Il abritait des familles de différentes confessions et origines, reflétant le cosmopolitisme de Beyrouth. Au fil des décennies, il avait survécu à la guerre civile (1975-1990) et à plusieurs crises économiques.
Les causes de l'explosion
Selon les premières enquêtes, l'explosion serait due à une fuite de gaz. Les autorités libanaises ont ouvert une investigation pour déterminer les responsabilités. Les habitants du quartier dénoncent le manque d'entretien des infrastructures vieillissantes, un problème récurrent dans le pays.
Des vies brisées
Parmi les victimes, on compte une mère de famille et ses deux enfants, ainsi que plusieurs blessés graves. Les secours ont travaillé sans relâche pour dégager les décombres. Les familles sinistrées ont été relogées temporairement dans des écoles et des centres communautaires.
Une ville en deuil
Beyrouth pleure une nouvelle fois. Des manifestations ont eu lieu pour réclamer des comptes aux autorités. Les Libanais, déjà accablés par la crise économique et politique, expriment leur colère face à l'inaction de l'État.
Reconstruction et résilience
Malgré tout, des initiatives de solidarité émergent. Des associations locales et des bénévoles se mobilisent pour aider les sinistrés. La reconstruction de l'immeuble est envisagée, mais les obstacles financiers et administratifs sont nombreux.
L'histoire de l'immeuble Ahmed Abbas est celle de Beyrouth : une succession de destructions et de renaissances. Elle rappelle la fragilité de la vie dans une ville où chaque explosion laisse des cicatrices indélébiles.



