Castelnau-le-Lez : le maire Frédéric Lafforgue élu "Pire bétonneur 2025" par l'association Non au béton
Le maire de Castelnau-le-Lez élu "Pire bétonneur 2025"

Le maire de Castelnau-le-Lez désigné "Pire bétonneur 2025" dans la métropole de Montpellier

Dans une cérémonie empreinte d'ironie, l'association Non au béton a révélé ce jeudi 5 mars le lauréat de son prix parodique du "Pire bétonneur 2025". Cette distinction symbolique vise à dénoncer l'impact des politiques d'urbanisme sur la qualité de vie et l'environnement dans l'agglomération montpelliéraine.

Une récompense controversée pour dénoncer l'urbanisation intensive

Le trophée, que personne ne souhaite réellement recevoir, récompense selon l'association "l'élu qui aura le plus dégradé la qualité de vie de ses administrés", notamment par une multiplication des constructions au détriment de l'environnement et de la qualité de l'air. Cinq maires de communes particulièrement urbanisées de la Métropole étaient en lice :

  • Michaël Delafosse (Montpellier)
  • Frédéric Lafforgue (Castelnau-le-Lez)
  • Guy Lauret (Vendargues)
  • Cyril Meunier (Lattes)
  • René Revol (Grabels)

Alain Berthet, porte-parole de Non au béton, explique l'origine de cette initiative : "On voulait offrir la possibilité aux habitants de la métropole de dire que l'organisation de leur ville ne leur convient pas et que leur maire ne s'occupe pas de leur qualité de vie."

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Frédéric Lafforgue décroche la première place avec 70,5% des suffrages

Le scrutin, auquel ont participé 1 007 personnes sous le contrôle d'un huissier, a placé l'édile castelnauvien Frédéric Lafforgue en tête du classement avec une présence sur le podium dans 70,5% des votes. Le maire sortant, candidat à sa réélection avec le soutien de LR, l'UDI et Horizons, devance ainsi :

  1. Michaël Delafosse, maire socialiste de Montpellier (63,65%)
  2. Cyril Meunier, élu de Lattes (52,23%)
  3. Guy Lauret, maire divers droite de Vendargues (50,04%)
  4. René Revol, élu insoumis de Grabels (45,48%)

Alain Berthet précise que le panel, bien que vérifié, demeure relativement flou et anonyme, avec environ 1 500 sympathisants majoritairement montpelliérains.

Le maire dénonce une "initiative militante" à quelques jours des élections

Frédéric Lafforgue a vivement réagi à cette distinction symbolique représentée par une bétonnière : "Être maire c'est assumer des décisions difficiles : construire des logements, accueillir de nouveaux habitants, proposer un parcours du logement et préparer l'avenir de notre ville. Je préfère être un maire qui agit plutôt qu'un maire qui bloque tout."

Le maire de Castelnau-le-Lez accuse directement l'association de partialité politique : "Je prends ce classement pour ce qu'il est : une initiative militante organisée à quelques jours des élections par mes détracteurs et opposants."

Des liens politiques qui alimentent la polémique

La controverse s'intensifie avec la révélation qu'Alain Berthet apparaît sur un document de campagne de Julien Miro, candidat à la mairie de Castelnau-le-Lez. Le porte-parole de Non au béton s'en défend : "Il m'avait sollicité en décembre pour me demander si j'acceptais de donner un avis sur l'urbanisation à Castelnau-le-Lez. Je lui ai dit que je m'exprimerai à titre personnel et pas au nom de l'association."

Berthet ajoute : "Les 710 personnes qui ont voté Frédéric Lafforgue, ce n'est pas Alain Berthet. Mais personnellement j'assume le fait que l'urbanisation à Castelnau-le-Lez, je ne la trouve pas bonne."

Cette distinction intervient dans un contexte électoral tendu, à quelques jours des municipales 2026 où cinq listes s'affrontent pour le siège de maire à Castelnau-le-Lez. Le débat sur le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et ses conséquences environnementales continue d'animer la vie politique locale, opposant partisans du développement urbain et défenseurs d'une urbanisation plus mesurée.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale