Des étudiants de Bayonne sensibilisés à l'impact environnemental du numérique
Étudiants de Bayonne formés au numérique responsable

Des étudiants de Bayonne sensibilisés à l'impact environnemental du numérique

Des jeunes de l'IAE de Bayonne ont participé à une conférence sur les usages plus responsables du numérique organisée par l'Agence numérique Pays basque. Cette initiative, baptisée Néonum, vise à éduquer les utilisateurs sur leur consommation digitale et ses conséquences environnementales.

Un impact carbone considérable

Saviez-vous qu'un Français possède en moyenne neuf écrans ? Télévision, smartphone, tablette... Ces appareils sont devenus indispensables dans notre quotidien, mais leur usage intensif n'est pas sans conséquence pour l'environnement. Le secteur du numérique génère 29,5 millions de tonnes de CO2 en France, soit autant que celui des poids lourds.

Vendredi 20 mars à Bayonne, Emmanuel Arrechea, chargé de mission au sein de l'association LaNum Pays basque, a rencontré les étudiants de l'IAE en management durable des organisations. Dans l'amphithéâtre du campus de la Nive, les téléphones et ordinateurs étaient omniprésents, illustrant parfaitement le sujet de la conférence.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La fabrication, principal responsable

Après une présentation des actions de LaNum Pays basque, l'intervenant a révélé un chiffre marquant : 50 % de l'impact carbone du numérique est lié à la fabrication des appareils. Cette donnée a servi de point de départ à un jeu de questions-réponses interactif sur les différentes causes de pollution numérique.

Pour Emmanuel Arrechea, l'élément central reste la massification de leurs usages. Il suffit d'observer l'assemblée pour constater que la prise de notes sur papier a largement cédé la place aux supports numériques. Pourtant, selon lui, il est possible d'agir à l'échelle individuelle sans bouleverser nos habitudes.

Prolonger la durée de vie des appareils

Le chargé de mission a souligné un paradoxe intéressant : 90 % des personnes changent de téléphone alors qu'il fonctionne encore. Cependant, cette donnée mérite d'être nuancée. Seulement 20 % en achètent un nouveau par pure envie de changement. Les autres ont en général été motivés par la présence de défaillances dans leur mobile, a-t-il précisé.

Le grand nettoyage numérique

Pour augmenter l'espérance de vie d'un smartphone, Emmanuel Arrechea encourage à réaliser un grand nettoyage numérique. Lors de l'atelier, il a invité les étudiants à vérifier le stockage disponible sur leur téléphone et à identifier les éléments superflus.

Un jeune m'avait une fois confié qu'il avait réussi à récupérer 50 gigas de stockage ! Il s'était rendu compte qu'il avait réalisé beaucoup de vidéos TikTok, restées en brouillon et dont il n'allait jamais se servir, a raconté l'intervenant.

Matéo, 20 ans, a témoigné à la fin de l'atelier : C'est vrai que ce sont des choses auxquelles on ne pense pas. J'ai retrouvé des vieilles photos de cours qui ne me servent à rien aujourd'hui.

Une prise de conscience récente

Selon Emmanuel Arrechea, la question de l'impact environnemental du numérique ne s'est posée que très récemment. Un des premiers cris d'alerte date de 2019 avec le programme #RESET. Avant cela, on ne se posait pas trop de questions, a-t-il expliqué.

Lors de l'arrivée de l'Intelligence artificielle, nous étions moins naïfs et beaucoup de réflexions ont émergé à propos des limites écologiques, a-t-il ajouté. Reste à savoir si cette conscience collective sera suffisante pour réguler notre usage d'un outil toujours plus gourmand en énergie.

Cette conférence a permis aux étudiants de l'IAE de Bayonne de découvrir des gestes simples mais efficaces pour réduire leur empreinte numérique. Des actions concrètes qui, multipliées par des millions d'utilisateurs, pourraient significativement diminuer l'impact environnemental du secteur digital.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale