Le printemps 2024 a débuté plus tôt que prévu
Vous pensiez que le printemps commençait traditionnellement le 21 mars ? Détrompez-vous. Cette année, la saison du renouveau a officiellement débuté ce vendredi 20 mars, précisément à 15 heures 45 minutes et 57 secondes. Pour simplifier, on peut arrondir à 15h46. Ce moment précis correspond à l'équinoxe de printemps, un phénomène astronomique particulier.
Le phénomène de l'équinoxe expliqué
À cet instant exact, le soleil se trouve parfaitement à la verticale de l'équateur terrestre. Cette configuration unique crée une égalité parfaite entre la durée du jour et celle de la nuit sur l'ensemble de notre planète. À partir de cet événement, dans l'hémisphère nord et donc en France, les jours commencent à s'allonger progressivement.
Cette situation perdurera jusqu'au prochain équinoxe, celui d'automne, qui interviendra le 23 septembre à 2h05 en France. Entre ces deux dates, nous profiterons de journées plus longues que les nuits, caractéristique principale de la belle saison.
Pourquoi le 20 mars et non le 21 ?
La raison de ce décalage calendaire remonte au XVIe siècle et à la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII. Dans sa bulle pontificale du 24 février 1582, il établit le calendrier grégorien que nous utilisons toujours aujourd'hui. Ce système divise l'année en douze mois totalisant 365 jours.
Or, notre planète met précisément 365,2422 jours pour accomplir sa révolution complète autour du soleil. Ce décalage apparent, bien que minime, s'accumule au fil des années. Pour compenser cette différence, le calendrier intègre un jour supplémentaire tous les quatre ans lors des années bissextiles.
Un calendrier qui bouleverse nos repères
Cet ajustement régulier a pour conséquence directe de décaler progressivement la date de l'équinoxe dans notre calendrier. Le phénomène est tel que la majorité d'entre nous ne connaîtrons jamais un début de printemps un 21 mars. En effet, il faudra attendre l'année 2102 pour que cela se produise à nouveau.
D'ici là, l'équinoxe de printemps tombera même à plusieurs reprises le 19 mars, accentuant encore ce décalage par rapport à nos représentations traditionnelles. Notre perception du calendrier se trouve ainsi régulièrement mise à l'épreuve par les réalités astronomiques.
Cette situation illustre parfaitement comment nos constructions humaines, comme les calendriers, doivent constamment s'adapter aux lois immuables de l'astronomie et du mouvement céleste.



