Un remplacement de population il y a 5 000 ans en région parisienne
Le concept de grand remplacement trouve un écho inattendu dans la préhistoire. Il y a environ 5 000 ans, dans ce qui est aujourd'hui la région parisienne, la population d'origine européenne a connu un effondrement brutal, remplacée par une autre venue du Sud. Cette découverte provient d'une étude génétique menée sur 132 squelettes exhumés d'une tombe collective à Bury, dans l'Oise.
Les analyses révèlent deux populations génétiques totalement distinctes : l'une antérieure à 3 000 ans avant notre ère, l'autre postérieure, originaire de la péninsule ibérique. Les chercheurs danois à l'origine de l'étude, publiée dans Nature Ecology & Evolution, n'ont pas d'explication certaine pour ce bouleversement démographique. Ils évoquent une possible épidémie, peut-être la peste, comme cause de ce remplacement soudain.
Une cartographie révolutionnaire du clitoris
Longtemps ignoré et même qualifié au XVIe siècle de « membre honteux », le clitoris fait enfin l'objet d'une attention scientifique méritée. Un chercheur de l'université d'Amsterdam a publié une carte tridimensionnelle des nerfs clitoridiens, réalisée à l'échelle du micron grâce à un synchrotron.
Cette avancée, détaillée sur bioRxiv, montre que le gland clitoridien est bien plus innervé qu'on ne le pensait. Cette découverte pourrait avoir des implications importantes pour la compréhension de la sexualité féminine et les pratiques médicales.
Le réchauffement climatique sous-estimé
Le Giec aurait commis une erreur dans ses calculs, mais contrairement à ce que pourraient espérer les climatosceptiques, cette erreur ne joue pas en leur faveur. Des climatologues japonais ont découvert que les modèles utilisés pour estimer la hausse des températures terrestres sous-estimaient la rétention de chaleur par la planète depuis environ quinze ans.
Leur étude, parue dans Geophysical Research Letters, s'appuie sur l'examen des relevés satellitaires. Les chercheurs suggèrent que l'augmentation du nombre de nuages due au réchauffement pourrait être à l'origine de cette sous-estimation, indiquant que la situation climatique est peut-être plus grave que prévu.
Les ancêtres des mammifères pondaient des œufs
Les paléontologues en avaient l'intuition depuis longtemps, mais la preuve est maintenant établie : les proches ancêtres des mammifères pondaient bel et bien des œufs. Deux chercheurs sud-africains de l'université de Witwatersrand ont mis en évidence cette caractéristique grâce à la découverte d'un embryon fossile de lystrosaure, un reptile mammalien vieux de 250 millions d'années.
Grâce au Synchrotron de Grenoble et sa vision perçante, les scientifiques ont détecté les traces d'une coquille sur le fossile, publié dans Plos ONE. La coquille, molle et donc non fossilisante, a disparu, mais son empreinte confirme cette étape clé de l'évolution.
Une souris femelle transformée en mâle par une modification génétique
Dans une expérience fascinante, des chercheurs de l'Université Bar-Ilan en Israël ont réussi à transformer une souris femelle en individu présentant l'apparence d'un mâle, avec des testicules, en modifiant une seule lettre parmi les 2,8 milliards que comptent ses chromosomes.
Cette manipulation, décrite dans Nature Communications, n'a pas touché un gène ordinaire codant pour une protéine, mais un gène régulateur. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives sur la compréhension des mécanismes du développement sexuel chez les mammifères.



