Le Conseil constitutionnel a rendu une décision très attendue ce jeudi concernant la loi de simplification de l'économie. Saisi par des parlementaires de droite, il a censuré plusieurs dispositions controversées, mais a surtout préservé deux mesures phares : les zones à faibles émissions (ZFE) et le zéro artificialisation nette (ZAN).
Les ZFE maintenues malgré les critiques
Les zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes agglomérations, étaient dans le viseur de la droite. Celle-ci proposait de les assouplir considérablement, voire de les supprimer. Le Conseil constitutionnel a estimé que ces propositions étaient contraires à la protection de l'environnement et à la santé publique. Il a donc validé le maintien des ZFE, tout en rappelant que leur mise en œuvre doit respecter les droits des citoyens.
Le ZAN, un objectif environnemental préservé
Le zéro artificialisation nette, qui vise à limiter l'étalement urbain d'ici 2050, était également menacé. Les sages ont jugé que les amendements de la droite, qui visaient à réduire les contraintes pour les communes, étaient contraires à l'objectif de lutte contre l'artificialisation des sols. Ils ont donc été censurés. Le ZAN reste ainsi une priorité nationale, même si des assouplissements pourront être discutés dans le cadre du dialogue territorial.
- Les ZFE sont maintenues dans leur principe, mais des ajustements locaux restent possibles.
- Le ZAN est confirmé comme objectif contraignant pour les collectivités.
- La droite dénonce une décision antidémocratique, tandis que les écologistes saluent une victoire pour le climat.
Cette décision est un soulagement pour le gouvernement, qui craignait un démantèlement de ces mesures clés de la transition écologique. Elle intervient dans un contexte de tensions politiques, alors que la loi de simplification doit encore être examinée par le Parlement. Les débats promettent d'être animés, mais le cadre constitutionnel est désormais fixé.



