Après des semaines de prévention, la municipalité de Saint-Jean-de-Luz a annoncé avoir verbalisé un véhicule nautique à moteur qui perturbait un dauphin femelle installé dans la baie depuis mi-octobre. Cette sanction intervient face aux dérives comportementales croissantes à l'égard du cétacé, largement relayées sur les réseaux sociaux.
Une sanction exemplaire
Dans un communiqué de presse, la Ville indique que le propriétaire du véhicule nautique devra répondre de ses actes lors d'une audition devant la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). La municipalité rappelle que l'arrêté ministériel du 1er juillet 2011 interdit toute perturbation intentionnelle des cétacés, toute approche à moins de 100 mètres dans les zones protégées, ainsi que toute poursuite ou harcèlement. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 750 euros pour les particuliers et 3 500 euros pour les personnes morales.
Des comportements inappropriés en hausse
Avec l'arrivée des beaux jours, la fascination pour la dauphine s'est transformée en familiarité inappropriée. Le communiqué liste plusieurs dérives : sauts sur son dos, tentatives d'accroche à son aileron, poursuites en paddle, jet-ski ou bateaux, attroupements insistants. Tous les acteurs concernés sont en alerte : la Gendarmerie maritime, la DDTM, le Centre d'appui au contrôle de l'environnement marin (Cacem) et l'Office français de la biodiversité interviennent régulièrement, en lien avec la police municipale.
Une réponse aux critiques
Cette verbalisation vise également à répondre aux supposées « surenchères » et aux pétitions, comme celle intitulée « Protéger un dauphin femelle dans la baie de Saint-Jean-de-Luz », qui a recueilli 249 signatures. L'opposant municipal Manuel de Lara, qui propose la création d'une « brigade verte » pour prévenir, encadrer et sanctionner les dérives, est notamment visé. Il avait lancé cette idée lors de la campagne électorale et l'a relancée en conseil municipal le 10 avril et sur les réseaux sociaux le 22 avril.



