Pourquoi ne pas laisser son chien uriner sur un lampadaire ?
Pourquoi ne pas laisser son chien uriner sur un lampadaire ?

Derrière l’habitude quotidienne de nos compagnons à quatre pattes se cache un péril invisible pour nos villes. Si bien qu’un nombre croissant de villes en France comme à l’étranger prennent des mesures contre ce phénomène. On vous explique.

L’urine canine, une menace existentielle pour la sécurité urbaine ?

La question peut amuser, pourtant elle se pose réellement. En privilégiant les surfaces verticales à l’instar des lampadaires pour marquer leur territoire, les chiens exposent ces piliers à une corrosion acide accélérée capable de les fragiliser. Avec, à terme, un risque : l’effondrement. La menace, bien réelle, a poussé certaines collectivités à prendre des mesures de sécurité drastiques.

« Nous effectuons un test une fois par an avec un camion nacelle. Le lampadaire est secoué depuis le haut pour nous assurer de sa solidité », précise auprès de L’Est Républicain Jean-Marie Herzog, adjoint à la mairie de Belfort. L’élu confirme que l’acidité des urines est un facteur de dégradation majeur, particulièrement dans des zones fréquentées de sa ville.

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Des accidents parfois mortels

Un tel dispositif est-il vraiment nécessaire ? Plusieurs faits divers survenus ces dernières années semblent indiquer que oui. En 2015, à San Francisco, un poteau de 200 kg s’est ainsi effondré sur un véhicule en marche, ne faisant aucune victime. L’enquête a révélé que sa base avait été totalement corrodée par des années d’urines canines et humaines. Forte de cette expérience, San Francisco a également lancé une campagne d’inspection systématique de ses 25 000 lampadaires.

Au-delà des dégâts matériels, le phénomène peut s’avérer mortel pour l’animal lui-même. En Bavière, en janvier dernier, un court-circuit provoqué par le jet d’urine sur un mât défectueux a causé l’électrocution immédiate d’un chien. L’animal n’a pas survécu.

Des amendes pour les propriétaires négligents

Face à ces risques, certaines municipalités ont décidé de sévir. À partir du 15 avril, les propriétaires de chiens qui ne respectent pas les règles pourront recevoir une amende allant jusqu’à 750 euros. Une mesure qui vise à protéger à la fois le mobilier urbain et les animaux eux-mêmes.

En parallèle, des initiatives originales voient le jour. Une offre d’emploi proposant près de 70 000 euros et une maison indépendante pour prendre soin d’un chien a récemment fait le buzz, tandis que des conseils sont donnés pour prolonger la qualité de vie des chiens et chats vieillissants.

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