Pollution atmosphérique dans les Pyrénées-Atlantiques : sable du Sahara, feux pastoraux et pollen
Pollution de l'air dans les Pyrénées-Atlantiques : sable, feux et pollen

Dégradation de la qualité de l'air dans les Pyrénées-Atlantiques

Après plus de trente jours consécutifs de pluie, le soleil fait son retour dans les Pyrénées-Atlantiques, mais cette embellie s'accompagne d'une inquiétante dégradation de la qualité de l'air. Les températures élevées, les fumées issues des feux pastoraux et les particules fines provenant des poussières de sable créent une situation atmosphérique préoccupante pour la région. Un niveau élevé de pollen est également relevé en Béarn comme au Pays basque, aggravant les risques pour la santé des habitants.

L'alerte d'Atmo Nouvelle-Aquitaine

« La qualité de l'air de ce mercredi 25 février devrait être dégradée, en lien avec la présence de particules désertiques sur la région », a alerté Atmo, l'observatoire de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine. La douceur printanière observée depuis 48 heures s'accompagne d'une remontée d'air subtropical qui transporte des poussières de sable du Sahara au-dessus de la France. Ce phénomène météorologique n'est pas sans conséquences visibles et sanitaires.

Les effets visibles des particules désertiques

Les prévisionnistes de La Chaîne Météo indiquent que « ces particules donneront au ciel un aspect voilé, parfois légèrement jaunâtre, dans de nombreuses régions ». Ce phénomène peut aussi avoir des effets visibles au sol, notamment en montagne où la neige pourrait se teinter d'une fine pellicule ocre. De plus, la présence d'un ciel d'aspect poussiéreux pourrait limiter un peu la luminosité et la douceur attendue, affectant ainsi le quotidien des résidents.

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Concentrations élevées en particules PM10

Atmo précise que « la zone côtière et les reliefs pyrénéens, notamment, pourraient être affectés durant la journée par des concentrations élevées en particules grossières PM10 ». Ces particules, dangereuses pour la santé respiratoire, sont particulièrement surveillées par les autorités sanitaires. L'activité de feux d'écobuage dans les Pyrénées-Atlantiques, critiquée sur les réseaux sociaux par la Sepanso 64, vient également contribuer à une hausse des concentrations en particules, ajoutant une source locale de pollution à l'épisode désertique.

Les seuils réglementaires respectés mais la vigilance maintenue

Lisa Muller, ingénieur d'études chez Atmo, souligne cependant que « les valeurs relevées restent en dessous des seuils réglementaires ». Cette précision est importante pour rassurer la population, mais elle n'enlève rien à la nécessité de rester vigilant face à cette accumulation de facteurs polluants. Le temps ensoleillé et sec favorise par ailleurs la dispersion des pollens, ce qui augmente significativement le risque allergique dans la région.

Un risque allergique accru

La responsable d'Atmo indique que « l'indice pollen est notamment élevé pour l'aulne dans le secteur de Pau ». Il est même « très élevé » du côté d'Oloron-Sainte-Marie en Béarn, ou vers Ainhoa au Pays basque. Cette combinaison de particules désertiques, de fumées de feux et de pollen crée un cocktail atmosphérique particulièrement irritant pour les voies respiratoires, nécessitant des précautions de la part des personnes sensibles.

Les autorités recommandent aux habitants, surtout ceux souffrant de problèmes respiratoires ou allergiques, de limiter leurs activités en extérieur durant les pics de pollution et de suivre les conseils des organismes de santé. La situation devrait être surveillée de près dans les prochains jours alors que les conditions météorologiques évoluent.

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