La guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions jusque dans les travaux menés en France. Après la hausse des prix de l'essence et les possibles pénuries de kérosène entraînant des annulations de vols d'avion, le blocage du détroit d'Ormuz pourrait également être la cause d'une pénurie de bitume, fabriqué à partir du pétrole, comme le décrit FranceInfo dans un reportage.
Des travaux publics menacés
Reboucher des trous sur les routes, ronds-points, cours d'école... Tant de travaux qui pourraient être impactés par la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole. La distillation de ce dernier permet la création de bitume, indispensable dans la réalisation de nombreux chantiers. Son prix est passé de 450 à 650 euros et pourrait continuer d'augmenter, selon FranceInfo.
Une hausse des prix répercutée sur les clients
Cette augmentation des prix se répercute sur les clients, qu'il s'agisse de particuliers ou de collectivités locales, ce qui pourrait entraîner des changements de plan. « Avec ces prix-là, il y a des cours d'école qui ne se feront pas cet été », prévient Francis Dubrac, PDG d'une centrale de production d'enrobé – le mélange entre du bitume et du gravier – à FranceInfo.
Le risque de pénurie est réel
Au-delà de l'augmentation des prix, le risque de pénurie est bien réel. Francis Dubrac estime que le pétrole est davantage utilisé pour la production d'essence pour les voitures et de kérosène pour les avions, le bitume n'étant pas vraiment la priorité. Si les arrivages de pétrole continuent de baisser, « les raffineurs vont privilégier le kérosène et l'essence », alerte-t-il, conscient que son secteur d'activité dépend aujourd'hui en grande partie des décisions du président américain Donald Trump.



